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L'âme du cerisier
Datte: 12/04/2026, Catégories: nonéro, fh, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... rentreras demain matin. Le lit est grand, il y a de la place pour deux. Romain haussa un sourcil, un sourire taquin au coin des lèvres. — Pas d’idées bizarres, hein ? La réplique dissipa toute tension. Elle roula des yeux, un sourire amusé aux lèvres : — Je te fais confiance pour rester tranquille… et pour ne pas ronfler. Ils se préparèrent rapidement et s’allongèrent côte à côte, trop fatigués pour discuter davantage. Maryse sentait, dans son dos, la présence réconfortante de Romain. Une étrange sérénité l’envahit. Cette nuit-là, pour la première fois, il n’y eut ni rêve, ni cour carrée, ni molosse, ni morsure, ni souffrance dans son sommeil. Elle se réveilla à l’aube avec un apaisement inédit. Elle tourna la tête et vit Romain, profondément endormi, son bras tatoué serrant l’oreiller contre lui. Une lumière douce traversait la fenêtre, illuminant ses traits paisibles. Elle se leva doucement pour ne pas le réveiller, rejoignit sa kitchenette et ouvrit le placard presque vide : un fond de café instantané, un quignon de pain rassis. Elle se rappela leur petit-déjeuner sur la terrasse. L’odeur du café, la chaleur de la tasse entre ses doigts, les yeux radieux de Romain et les quatre idéogrammes qui le guidaient dans la vie… Elle jeta un regard vers lui, toujours endormi. Un sourire furtif naquit sur ses lèvres. Elle s’habilla rapidement, prit son sac et ses clés avant de sortir, bien décidée à lui ramener un petit-déjeuner digne de ce nom. Une ...
... nouvelle vie Les semaines avaient passé… Maryse ouvrit les yeux doucement. Les premiers rayons de l’aube filtraient à travers les rideaux, baignant la pièce d’une lumière douce. Elle était dans sa chambre, et cette fois, comme les nuits précédentes, il n’y avait pas d’ombre. Elle resta immobile, savourant une sensation à laquelle elle n’était pas encore totalement habituée : la paix. Pas de sueurs froides, pas de frissons d’angoisse, pas de peur oppressante. Le rêve ne l’avait pas hantée cette nuit. Une de plus ! D’un geste instinctif, elle posa une main sur sa poitrine, comme pour s’assurer que cette chaleur nouvelle qu’elle ressentait était bien réelle. Un sourire, hésitant, mais sincère, se dessina sur ses lèvres. Elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. Dehors, le soleil s’élevait lentement, peignant la ville de nuances dorées. Tout comme son quotidien familier qui semblait baigné d’une lumière nouvelle. Une certitude s’imposait dans son esprit : quelque chose en elle avait changé. Peut-être pas de façon spectaculaire, mais suffisamment pour qu’elle sente que la cour carrée de son cauchemar ne serait plus jamais tout à fait la même. Le cerisier en fleurs, symbole d’espoir et de renouveau, que Romain portait tatoué sur son bras, y avait pris racine. Tout comme dans son cœur. Romain ! Sa présence apaisante à ses côtés participait à ce fragile équilibre qui était en train de s’établir, en elle. Ce soir, il viendrait la chercher pour l’emmener à une soirée où ...