1. Mi doctor solo para mi


    Datte: 27/03/2026, Catégories: fh, Collègues / Travail médical, Oral 69, pénétratio, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    Équateur, deuxième moitié des années cinquante, le pays est assez instable politiquement, mais ce n’est pas pour autant la guerre civile comme en Colombie. Chez nous, les civils ont repris le pouvoir, mais pour combien de temps ? En parlant de notre voisin du Nord, la Violencia semble s’apaiser, il y a déjà eu trop de morts.
    
    Moi, Rafael Barras, je suis un jeune docteur fraîchement diplômé (bientôt deux ans) et embauché peu après dans l’hôpital local. J’ai eu mon diplôme de justesse (j’ai même cru ne pas l’avoir). N’étant pas hautement qualifié, je m’occupe du dernier endroit de la vie de chacun d’entre nous, c’est-à-dire, la morgue. Ce n’est pas un métier pire qu’un autre. Mais comme personne n’est intéressé par mon poste, j’ai une paix royale.
    
    De temps à autre, je fais des astreintes, ayant quand même le minimum vital requis pour assurer les urgences. Ou bien j’aide ci et là.
    
    — Aaah !? Mon Dieu, quelle frayeur !! Pourquoi j’entends jamais venir ce docteur !?
    — Il ne marche pas, il flotte au-dessus du sol, c’est l’Ange de la Mort.
    
    Eh oui, mon surnom est « Ángel de la Muerte » (Ange de la Mort). Celui-ci m’a été donné par les infirmières car je me déplace silencieusement et que la Nature m’a doté (en plus d’une certaine pâleur) de traits fins et réguliers, sans que je sois efféminé. Il semblerait, d’après ces dames, que je sois cataloguable dans les « beaux ».
    
    Même si le « sport » de certaines infirmières est de chasser le médecin ou le chirurgien pour ...
    ... s’assurer ensuite une vie agréable, il n’y a pas foule pour séduire un homme qui vit au milieu des cadavres. Les petites nouvelles qui débarquent à l’hôpital sont vite mises au courant de ma spécialisation. Mais au moins, on me respecte.
    
    La jeune infirmière Adelina de la Torre est sans doute la seule femme avec qui je m’entends. Nous nous sommes côtoyés durant nos études puis perdus de vue, elle est partie dans sa branche et moi dans la mienne. Nous sommes aussi issus du même coin perdu, sans toutefois avoir vécu dans la même vallée. Elle est assez différente de moi : fraîche, pleine de vie, gentille, ouverte, alors que je suis nettement taciturne et parfois indifférent, la fréquentation quasi quotidienne des trépassés n’aidant pas à la communication avec autrui. Comme je vous le disais : l’Ange de la Mort…
    
    Adelina qui n’a peur de rien (ou si peu) me pose carrément la question devant tout le monde :
    
    — Comment t’arrives à rester des heures et des heures avec tous ces morts autour de toi, Rafael ?
    — Parfois, il vaut mieux être entouré par des morts que par des vivants peu recommandables…
    — Tu dis ça pour moi ?
    — Si moi, je suis l’Ange de la Mort, alors toi, tu es l’Ange de la Vie, Adelina.
    
    Ce qui fait rougir la principale intéressée, et soupirer d’aise ses collègues féminines.
    
    Diverses personnes de l’hôpital nous voient déjà en couple : c’est aller vite en besogne. Nous nous entendons bien, c’est déjà ça. Nous, un couple ? Celui aussi des extrêmes physiques : je suis ...
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