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Imbroglio
Datte: 26/03/2026, Catégories: #policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... étrangère ? Sachez que vos petites histoires de famille, je n’en ai rien à foutre. Maintenant, je vais prendre ma douche. Merci de sortir. — Vous n’êtes pas en pays conquis. — Vous êtes dans ma chambre. Je le plantais là pour me diriger vers la salle de bain. — Je suis désolé pour tout à l’heure, me dit Von Hasselbach lorsque je descendis. Ce type était décidément une girouette. Je me dis que je ne pouvais pas avoir confiance en un type qui passait de la menace aux excuses les plus sordides. C’est toujours le cas de ceux qui se maîtrisent de moins en moins, et manifestement, le Comte Graf Magnus Von Hasselbach, perdait ses nerfs et accumulait les catastrophes. On était vraiment bien partis dans cette affaire… — Comment fait-on ? demandai-je. — Alors vous acceptez notre contrat ? — Aucune envie, mais je n’ai pas le choix… Il faut que vous me donniez le plus de renseignements possibles sur Shadow. Que j’ai au moins un point de départ. — Nous n’en avons pas, malheureusement. C’est pourquoi vous êtes tant payée. D’ailleurs, je suppose que vous voulez une avance. — La pratique habituelle est la moitié maintenant et le reste lors de la réussite du contrat. — Allez voir Reinhardt et Honegger au siège du groupe à Stuttgart, ce sont eux qui ont la gestion des affaires. — Certainement pas… — Comment ça ? — Il me semble que vous n’avez pas conscience du calibre de ce Shadow. À sa place, je serais présente autour de vos bureaux, lui ou un complice, à voir les allées ...
... et venues. S’il est si malin que vous le prétendez, c’est ce qu’il est en train de faire. Dites à Reinhardt qu’il me rejoigne à l’Auberge du Lion d’Or à Genève, demain soir à vingt et une heures. Je serai à une table dans le jardin, avec vue sur le lac. — Mademoiselle Beaumanoir, pourriez-vous me rejouer cette Nocturne de Chopin ? Et puis quoi encore ? Que je lui fasse un gros bisou ? Je pris mes affaires et sortis. Von Hasselbach, conformément à notre accord m’avait fourni une voiture. Il s’agissait d’une Audi A7 grise. Longue, grande, mais finalement passe-partout, surtout en Allemagne et en Suisse, même si c’était le modèle haut de gamme. Je roulais sur l’autoroute A81, qui depuis Stuttgart descendait vers le sud et la Suisse. Je n’avais aucune BMW immatriculée en Ardèche aux fesses, ni apparemment aucun autre suiveur. Toujours ça de pris. En plus, il faisait beau. Je ne me demandais même pas comment commencer une enquête sur un homme dont tout le monde ignorait tout. C’était absurde. C’est vers Rottweil que je l’ai repérée, alors que je me posais la question de savoir si c’est là qu’on fabriquait les fameux chiens. Une BMW cabriolet était derrière moi et avait calé sa vitesse à la mienne. Je la testais en accélérant, puis en ralentissant. Je voulais en avoir le cœur net. Ça tombait bien, je devais quitter l’A85 quelques kilomètres plus tard pour prendre la route 27 qui descendait vers Bâle et Zurich. À peine l’autobahn derrière moi, je fis passer mon Walther ...