1. Les hommes de Mirmont


    Datte: 24/03/2026, Catégories: #aventure, #sciencefiction, #dystopie, cérébral, Voyeur / Exhib / Nudisme noculotte, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... conclusion qui s’imposait. Elle, elle n’en avait pas eu besoin. La femme qu’elle cherchait était proche. Très proche même. Il lui suffisait de traverser une petite prairie et elle serait face à elle.
    
    La louve et les siens s’étaient avancés dans un silence total. Le soir tombait et l’air frais lui apportait d’autres indices. Deux femelles humaines accompagnaient celle qu’elle cherchait. Ce n’étaient d’ailleurs pas les seules informations que son instinct et son intelligence lui rapportaient. Derrière son groupe, elle devinait la présence d’un cavalier solitaire.
    
    La reine poussa un petit gémissement et reprit sa marche. Sa décision était prise. Il y avait trop de danger. Elle avait senti que son ennemie jurée avait deviné sa présence. Cette humaine la perturbait. Elle était dangereuse pour les siens et devait être éliminée. Pourtant, la tueuse de loups l’intriguait. La louve se savait attirée par cette femme.
    
    Ce n’était pas la présence de son ennemie qui poussait la cheffe de meute à éloigner les siens et à retrouver la forêt. Les humains qui arrivaient venaient de se servir de leurs armes. Des bâtons à feu.
    
    Le cavalier derrière elle s’approchait et lui aussi devait être armé. Ces outils de mort étaient plus dangereux que celle de la femme et terrorisaient ses loups.
    
    Adeline s’était débarbouillée et s’apprêtait à s’habiller quand elle se figea d’un coup.
    
    — Encore ! Tu vas pas nous en pondre un autre…
    
    La main de la lanceuse de couteaux s’était levée et elle ...
    ... posa son index sur ses lèvres en fixant ses yeux noirs sur Lilas. La bergère, subitement alertée par la mine sérieuse de sa voisine, ravale son sourire et se tint coite.
    
    — Des loups… Très proches…
    
    La fille de Sybille avait parlé à voix basse et elle s’était baissée pour récupérer ses couteaux de lancer. Lyrie, elle, n’avait rien entendu, mais avait déjà son arbalète à la main. Elle tendit son épieu à la bergère sans prononcer un mot et en lui faisant signe de se baisser.
    
    — Tu es sûre ?
    — Oui. Devant nous…
    — Et ces cris ?
    — Des cris ? J’entends pas…
    
    Adeline ferma les yeux et resta un moment sans la moindre réaction.
    
    — T’as raison… Ça vient de derrière nous… À ton avis, on fait quoi ?
    
    Le léger soupir de la Parisii parut crever le silence.
    
    — On oublie les cris pour le moment… Les loups d’abord. Je les sens maintenant…
    
    Les deux femmes murmuraient et la bergère les regardait en restant immobile et silencieuse. Étrangement, elle n’avait pas peur. Elle-même n’avait pas remarqué la présence de loups et n’avait pas entendu de cris. Ses compagnes paraissaient posséder des sens bien plus aiguisés que les siens. Elle savait que la fille de la liseuse était une chasseresse efficace. Elle l’avait même accompagnée plusieurs fois pour chasser le cerf. Toutefois, c’était la présence de Lyrie qui l’apaisait. C’était là encore plutôt étrange. Jamais elle n’avait vu la Parisii tuer le moindre gibier ou quoi que ce soit d’autre. Elle ne l’avait même jamais vu adopter un ...