1. Le petit Français


    Datte: 01/03/2026, Catégories: init, #nostalgie, fh, jeunes, campagne, revede, Auteur: tatamarie, Source: Revebebe

    ... temps de rentrer, on dîne tôt en Allemagne. Cette fois-ci nous prenons le pastis en apéro, comme il se doit, avec l’eau et les glaçons, le père semble apprécier, ces dames un peu moins.
    
    Durant le dîner Gisela et moi ne sommes pas très bavards, plutôt perdus dans nos réflexions. C’est surtout le père qui parle, de ses activités de syndicaliste, je m’accroche, il utilise des termes d’allemand que je ne connais pas, mais je fais de gros efforts, car le sujet m’intéresse.
    
    C’est la mère de Gisela, sentant bien que sa fille est un peu « ailleurs », qui clôt le dîner, et propose à sa fille de me raccompagner jusqu’à mon hôtel. Je crois qu’elle est plus sensible que son mari, et sent bien que sa fille est plongée dans ses pensées.
    
    Nous partons bras dessus dessous, silencieux, on écoute nos cœurs battre. Proche de l’hôtel nous échangeons un baiser passionné, en repartant elle me dit « soit sage », et je lui réponds « toi aussi », nous avons tous les deux en tête que nous devons être sages dans notre lit ce soir, et garder toute notre énergie pour demain. Elle me donne rendez-vous dans le parc pour dix heures, me promet une surprise.
    
    Le lendemain, après un petit déjeuner copieux (nous sommes en Allemagne), je remonte dans ma chambre, pour me pomponner, c’est-à-dire que je prends une douche. Puis je me dirige vers le parc, vers notre rendez-vous, je connais le chemin maintenant.
    
    Gisela m’attend déjà sur un banc, elle se lève avec hâte quand elle m’aperçoit. Aujourd’hui, ...
    ... elle a une jupe ample toute bleue, et un corsage blanc avec des fleurs rouges, en l’honneur du petit Français ? Sur le banc à côté d’elle un panier, je vois dépasser une bouteille, je crois que nous allons pique-niquer.
    
    Elle est ravissante, je le lui dis en m’approchant, elle vient se coller contre moi, pour un baiser passionné, peu importe les regards étrangers aujourd’hui. Elle me chuchote :
    
    — C’est pour toi, et je n’ai rien dessous.
    
    Je sens effectivement ses mamelons qui pointent sous sa blouse, et ne sens pas de barrière sous ma main posée sur ses fesses. Elle me prend la main et m’entraîne vers le fond du parc, il est bordé par une vraie forêt, assez sauvage, un chemin s’y enfonce. De l’autre main je récupère le panier, surtout ne pas l’oublier.
    
    Au bout d’une dizaine de minutes, nous débouchons de l’autre côté de la forêt, sur un paysage de prairies. Comme il est tard dans la saison, tout est déjà fauché, il n’y a plus de fleurs, dommage. Gisela se dirige vers la gauche, vers un grand hangar rempli de foin, le foin coupé dans ces praires.
    
    Elle m’entraîne dans le hangar, nous escaladons le foin, à l’époque il n’est pas encore en grandes balles sous plastique comme aujourd’hui, mais en vrac, en un tas de la taille du hangar. Elle m’assure que le terrain et le bâtiment appartiennent à son grand-père, et que personne ne viendra ici avant plusieurs mois.
    
    Au milieu du foin est aménagé une dépression, avec quelques couvertures, des bouteilles d’eau, Gisela a ...
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