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L’Ukrainienne et le campeur en rut
Datte: 22/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Antoine-LRH, Source: Hds
... Je me suis approché, lentement. Le gravier craquait sous mes pas. Elle a levé les yeux. Ses joues étaient humides. Son regard a croisé le mien. Elle n’a pas reculé. — "Ça va…?" ai-je murmuré. Elle a hésité. Puis a soufflé, d’une voix fragile : — "Not really." Je me suis accroupi à côté d’elle. — "Je peux rester un peu ?" Elle a hoché la tête. J’ai posé mes fesses sur la marche, à côté d’elle. Pas trop près. Mais assez pour sentir son parfum, léger, sucré, mêlé à une odeur de sel, de crème solaire, et de peine. Elle m’a raconté. Par bribes. Un copain resté au pays. Une amie qui l’avait appelée. Une photo, un message, une trahison. Elle pleurait, et moi, je l’écoutais, sans un mot. Mes mains me brûlaient. Je mourais d’envie de la prendre contre moi, de caresser ses cheveux, de poser mes lèvres sur son cou, son front, sa bouche. Mais je ne faisais rien. Parce que j’aurais bandé aussitôt. Parce que je ne voulais pas salir sa peine. Au bout d’un moment, je me suis levé. Je lui ai dit que j’allais la laisser. — "Merci.", a-t-elle soufflé. Je fis quelques pas. Puis sa voix retentit, plus douce : — "What’s your name?" Je me suis retourné. — "Ben. Et toi ?" — "Maria." Elle m’a souri faiblement. Je me suis remis en marche. — "Ben?" Je me suis retourné à nouveau. Elle s’était levée. Elle avait fait quelques pas vers moi. Elle s’approcha lentement. Il y avait dans ses yeux une chaleur étrange. De la gratitude. De ...
... l’envie, peut-être. Ou juste l’envie de ne pas être seule. Elle s’est penchée, m’a embrassé la joue. Un baiser long, tendre. Ses lèvres ont effleuré ma peau. J’ai frissonné. J’ai posé ma main sur son bras. Sa peau était chaude. Je l’ai regardée, longtemps. J’ai levé la main jusqu’à sa joue. J’ai effleuré une larme. Elle a fermé les yeux, juste une seconde. Quand elle les a rouverts, elle m’a regardé autrement. Et elle s’est approchée encore. Elle a passé ses bras autour de mon cou, lentement. Elle a posé ses lèvres sur les miennes. Un vrai baiser. Pas un remerciement. Un vrai, profond, langoureux. Ses lèvres étaient pulpeuses, son souffle court. Ma main s’est glissée dans son dos. Je l’ai attirée contre moi. Ses seins se sont écrasés contre mon torse. Mon sexe était dur, incontrôlable. Elle l’a senti. Mais elle n’a pas reculé. Elle a murmuré quelque chose, incompréhensible, en ukrainien. Et m’a serré plus fort. Mon autre main est descendue sur ses hanches. Sa peau nue sous le t-shirt trop grand qu’elle portait. Je la voulais. Mais ce soir-là… on s’est quittés comme ça. Un dernier regard. Un frisson. Une tension suspendue. Et la promesse, dans l’air chaud de la nuit, que ce n’était pas fini. Les jours suivants, je ne fais que l’apercevoir. Fugacement. Un sourire échangé à distance, un regard volé entre deux chalets, rien de plus. La compétition battait son plein, les horaires changeaient, les groupes tournaient. Je la cherchais partout, mais la ...