1. L'évènement - muse et homme


    Datte: 16/02/2026, Catégories: fh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... d’autres espaces.
    
    Rapidement, ayant éclusé nos consommations, nous commençons à nous poser des questions. Le manque d’affluence, l’absence de filles ou femmes seules nous laisse imaginer que la soirée s’achemine vers un flop monumental. Nous voilà d’ailleurs bientôt prêts à nous la mettre sous le bras et à quitter les lieux quand trois jeunes filles, deux blondes et une rousse, se plantent devant le bar. Elles scrutent la salle un instant avant de se diriger droit sur nous.
    
    — Non mais, vous êtes seuls abandonnés, les mecs ?
    
    Nous leur servons les mines exagérément déconfites de pôvres Robinson abandonnés ! Des malheureux qui se pourlèchent déjà les babines en découvrant les carrosseries très convaincantes du trio et surtout leurs tenues si minimalistes qu’il est impossible de les qualifier seulement de suggestives !
    
    — Eh ben voilà, vous n’êtes plus seuls, les gars ! On va bien s’occuper de vous ! déclare la mini rousse en se glissant à ma droite.
    
    Les présentations sont rapides : les blondes se prénomment Louise et Romy, la rousse, Elaïa. Elaïa, un bien joli prénom basque signifiant oiseau du printemps. L’hirondelle, donc, une hirondelle que je vois moi comme une… appétissante poulette basquaise ! À croquer !
    
    Je m’imagine déjà plumer gentiment l’alouette quand deux minutes plus tard, une autre nana vient se planter devant notre sextuor. Une grande brune au teint mat, élancée, longs cheveux très bruns, jambes interminables, épaules et hanches étroites : une ...
    ... bien jolie plante qui, à mes yeux tout au moins, éclipse ses copines ! Elle aussi porte une tenue affriolante : certes, sa chemise blanche en coton est toute simple, même pas diaphane mais comme la coquine a négligé d’en fermer le moindre bouton, ses pans écartés dévoilent un joli sillon resserré entre des seins, libres évidemment, qu’on ne peut certes pas qualifier de tailles ahurissantes, mais qui,a priori, sont gentiment ronds et fermes. Quant à sa jupe moyennement courte, elle vaut son pesant de cacahouètes ! Elle n’est en fait qu’une ceinture d’où pendouillent des rangs resserrés de perles colorées qui ondulent et s’écartent dès qu’elle bouge tant soit peu. S’écartent suffisamment pour qu’il soit très vite clair qu’elle ne porte rien sous ces rangs de gemmes qui me rappellent irrésistiblement les rideaux mouvants accrochés aux portes d’entrée des maisons en Italie. C’est d’ailleurs l’image qui s’est dessinée dans mon l’esprit et qui, par association d’idées, m’amène à imaginer que cette brune halée est sûrement méditerranéenne.
    
    Mais au-delà de son insolente plastique parfaite, franchement, ce qui m’accroche avant tout, c’est la limpidité de ses yeux verts : je comprends immédiatement que j’adorerais me noyer dans ce regard captivant.
    
    — Ah ben merci de m’avoir attendue, les filles ! lance la nouvelle arrivante, feignant la colère.
    — Oh oui bon… Mais kess’ tu foutais aussi, lui répond Romy coincée entre Seb et Claudius.
    
    Casse-tête de perles emmêlées peut-être ? ...
«1...345...15»