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L'évènement - muse et homme
Datte: 16/02/2026, Catégories: fh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... arrivé à ne plus vraiment supporter ces aventures glauques à l’arrière des berlines. Pour mes vingt et un ans, les deux potes avec lesquels je traînais invariablement m’avaient préparé une surprise. « Le Rubis » où ils m’avaient emmené n’était pas une banale discothèque mais un club libertin. Réservé aux couples et jeunes femmes seules, l’établissement, un vendredi par mois, acceptait les mâles esseulés. Lorsque j’avais réalisé où nous nous trouvions, j’avais compris que ce ne serait pas là que je trouverais l’oiselle rare de mes rêves. Au mieux, un p’tit cul intéressant… que j’oublierai vite. Et pourtant, je n’oublierai jamais cette incroyable soirée ! … Curieux, je découvre l’espace principal, un long rectangle, qui, s’il n’est pas violemment éclairé, n’est pas non plus plongé dans la quasi-obscurité habituelle des « dancings », comme dirait ma mère. La musique, à un niveau correct, doit permettre de bavarder à ses voisins sans avoir à hurler. Le décor est sans doute un peu kitsch et nettement… orienté mais douillet, chaleureux et propret. Après le bar où nous stationnons un temps pour récupérer les consommations incluses dans le ticket d’entrée, à droite et à gauche, quatre ensembles distincts de longues tables basses enserrées par des banquettes en fer à cheval. Deux sont à cette heure occupés par des groupes visiblement composés de couples qui discutent joyeusement, les hommes ne portant pas une attention exagérée à leurs compagnes qui pourtant arborent des ...
... tenues plus ou moins légères, certaines ne cachant quasiment rien de leur anatomie. Ce petit monde est détendu et plaisante. On ne s’étonnerait les voir taper le carton ! Pas de débordements marquants, peu de mains baladeuses mais c’est vrai, comme le fait remarquer Seb, «il est à peine 23 heures du soir ! ». Vient ensuite la piste de danse où deux couples chaloupent lascivement sur un slow langoureux de Billy Paul. L’un des hommes a largement troussé la mini-jupe de sa partenaire : en traversant la piste, nous apprécions le charmant clair de lune. Nous nous dirigeons vers le fond de la salle : plusieurs groupes de tables rondes avec banquettes en demi-cercle pouvant accueillir chacune cinq à six personnes. Entre, des bacs à plantes hautes confèrent une intimité (très) relative aux divers pétales de marguerites. Pour le moment, c’est le désert dans ce fond de salle, hors la présence d’un couple installé à tout à droite en bord de piste. Un couple visiblement d’âge mûr. La femme, plus que plantureuse (je ne dirai pas obèse pour ne pas être désobligeant !), la matrone donc, ne porte qu’une nuisette plutôt riquiqui qui a bien du mal à contenir son énormissime poitrine et les cascades de ses bourrelets adipeux. Tout sourire, le couple nous salue chaleureusement : sans doute espèrent-ils que nous les rejoignions ! Nous ne répondons évidemment que très vaguement à leurs salutations, avant de nous installer complètement à gauche, en bord de piste et près d’un couloir qui doit mener à ...