1. L'évènement - muse et homme


    Datte: 16/02/2026, Catégories: fh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... épaule. Pas dupe de ce qui vient de se passer, elle tient à me rassurer :
    
    — T’inquiète, c’était juste un acompte, une… mise en bouche si j’ose dire. Un tout petit rien à côté de ce que je te ferais…SUBIR TOUT À L’HEURE, menace-t-elle faussement.
    
    La voilà qui consulte un chrono imaginaire au creux de sa main.
    
    — Bof, pas de miracle : dix-neuf secondes, douze centièmes. Faudra fairebeaucoup mieux tout à l’heure mon coco, raille-t-elle gentiment. Mais bon, là, on décolle fissa !
    
    Pas le temps de la charrier sur sa mauvaise foi (moins de vingt secondes, elle pousse un peu la meuf tout de même !). Alors que je me rhabille au plus vite, la belle se contente de renfiler sa chemise dont elle referme deux boutons cette fois et elle récupère sa jupette qu’elle garde à la main.
    
    — Viens, on va prévenir les autres…
    
    C’est dans cette tenue qu’elle déboule dans la grande salle :
    
    — Bon, les jeunes, ne vous dérangez pas mais nous, on file chez Jules. Elaïa, j’imagine que tu trouveras bien quelqu’un pour te ramener ?
    — Je pense que oui, répond la rouquine qui manœuvre d’une main experte le manche d’un Claudius qui paraît proche de plonger dans une série de loopings qui se termineront vraisemblablement par un…crache !
    
    Se penchant parfaitement et délibérément à l’équerre (Waouh ! spectacle irrésistible pour moi ! Lever de lunes jumelles et vue sur le canyon du Colora… beau !), elle roule à sa copine, une profonde pelle délibérément provocatrice.
    
    Puis, cul nu et chatte ...
    ... à l’air donc, elle traverse tranquillement la piste de danse, tout sourire, salue, telle la reine d’Angleterre, les groupes des fers à cheval, recueillant au passage quelques rires et sifflets admiratifs, avant de filer vers les vestiaires. J’adore cette décontraction insolente et son exhibitionnisme tranquilou me ravit ! Sacrée pétroleuse !
    
    — Attend-moi dehors, je me dépêche…
    
    ooo000ooo
    
    Oh, Jules, secoue-toi ! Range les violons ! Allez, t’as encore du chemin à faire, t’es pas au bout !
    
    Je passe une main en essuie-glace devant mon visage, histoire de balayer mes souvenirs et je me remets en selle.
    
    L’ascension finalement sera bien moins pénible que prévu. Je profite en effet des corniches plus ou moins obliques qui se sont formées du fait de la superposition des couches de roches basaltiques dures et celles plus tendres et plus érodées. J’ai juste à escalader, facilement, deux ou trois mètres à chaque fois que j’atteins le bout d’une corniche pour en trouver une autre que je redescends ou remonte selon son inclinaison jusqu’à trouver l’endroit propice à une nouvelle escalade. Finalement, c’est presque une ballade de santé, quasifinger in the nose pour un bon marcheur et excellent grimpeur comme moi.
    
    Ascension tellement facile que j’en oublie de regarder le temps qu’elle m’a pris lorsque j’atteins le sommet de la paroi ! L’urgence en effet est de manger ! J’ai faim ! Je tire de mon rucksack le sandwich préparé hier soir par Elfjindur, ma logeuse : larges et ...