1. Heures sup rue du Bac


    Datte: 12/02/2026, Catégories: #érotisme, #initiation, fh, magasin, Collègues / Travail miroir, Auteur: Beauté BB, Source: Revebebe

    ... penchant légèrement la tête pour ajuster un angle, de voir combien de femmes respectables s’offrent des libertés qu’on ne devinerait jamais en les croisant dans la rue.
    
    Luc sentit sa nuque chauffer. Ses yeux, attirés malgré lui, glissaient vers les longues jambes d’Inès qui se reflétaient dans les glaces du salon, vers le cuir noir de ses bottes qui remontait jusqu’à ses genoux, vers l’ombre de dentelle qu’il croyait deviner quand sa jupe remontait légèrement.
    
    Dans le miroir, il croisa son propre regard et celui d’Inès, qui avait sans doute perçu le même déplacement. Elle eut un petit sourire imperceptible, mais n’en dit rien, poursuivant comme si de rien n’était :
    
    — Le plus drôle, reprit-elle, c’est qu’elles viennent ici en pensant que je ne retiens rien. Mais moi, j’ai de la mémoire… et parfois, un goût certain pour les détails croustillants.
    
    Ses ciseaux cliquetaient doucement, mais chaque anecdote qu’elle ajoutait semblait couper bien autre chose que des mèches de cheveux. Luc, à mesure, se sentait envahi d’une chaleur sourde, comme si le salon avait perdu son air et ne fonctionnait plus qu’au souffle d’Inès.
    
    Inès marqua une pause, son ciseau suspendu à quelques centimètres de l’oreille de Luc. Son regard, dans le miroir, s’assombrit d’une lueur presque complice.
    
    — Mais le plus étonnant, murmura-t-elle, ce ne sont pas toujours mes clientes qui me surprennent…
    
    Elle reposa les ciseaux, fit glisser ses doigts dans ses cheveux pour les dégager, comme si ...
    ... elle avait besoin d’un instant pour choisir ses mots. Luc, hypnotisé, n’osa pas rompre le silence.
    
    — Tenez… il y a quelques mois, je suis revenue ici un soir, après la fermeture. J’avais oublié mon sac de sport dans les vestiaires. Je croyais le salon vide… mais j’ai vu de la lumière dans la salle des shampooings.
    
    Elle fit le tour du fauteuil et se pencha légèrement, comme si elle confiait un secret trop intime pour être dit de face. Sa voix s’était faite plus basse.
    
    — J’ai préféré entrer discrètement, par le couloir de l’immeuble voisin. Il y a là un miroir sans tain… celui que vous voyez, juste à gauche. Et derrière, que pensez-vous que j’ai découvert ?
    
    Luc déglutit, secoué entre gêne et curiosité.
    
    — Je… je ne sais pas.
    
    Un sourire ourla la bouche d’Inès.
    
    — Une cliente, allongée sur le divan, les cuisses grandes ouvertes. Et Julie, mon apprentie, qui a failli vous refuser l’entrée tout à l’heure, agenouillée entre elles.
    
    Elle laissa planer une seconde de silence, avant d’ajouter, ses yeux rivés aux siens dans le miroir :
    
    — Ses mains la maintenaient, ses doigts s’enfonçaient en elle… et sa bouche… sa bouche ne laissait aucun doute sur ce qu’elle faisait.
    
    Luc sentit une vague de chaleur remonter le long de son dos. Le simple timbre de la voix d’Inès, posant calmement des mots brûlants, suffisait à le troubler.
    
    — J’étais fascinée, avoua-t-elle, comme paralysée. Vous imaginez ? Cette cliente… toujours impeccable, tailleur gris, perles au cou… une ...
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