1. Heures sup rue du Bac


    Datte: 12/02/2026, Catégories: #érotisme, #initiation, fh, magasin, Collègues / Travail miroir, Auteur: Beauté BB, Source: Revebebe

    Il était dix-huit heures quarante-cinq lorsque Luc poussa la porte du salon de coiffure de la rue du Bac. La clochette tinta, et une odeur familière de shampoing et de laque vint aussitôt lui chatouiller les narines. Les miroirs reflétaient la lumière chaude des appliques, donnant au lieu un éclat presque irréel.
    
    Derrière la caisse, une jeune employée leva les yeux, l’air fatigué.
    
    — Désolé, monsieur, le salon va fermer, lança-t-elle d’un ton peu aimable.
    
    Luc hésita, prêt à s’excuser et à ressortir, quand une silhouette apparut au fond. Elle avançait d’un pas assuré, ses bottes noires résonnant sur le parquet ciré. Grande, blonde, les cheveux au carré, elle portait un chemisier blanc rentré dans une jupe noire qui soulignait la ligne impeccable de ses jambes.
    
    — Laissez, Julie. Vous pouvez rentrer chez vous, je vais m’occuper de ce jeune homme.
    
    Sa voix, ferme et posée, ne laissait aucune place à la discussion. Julie haussa les épaules et disparut vers l’arrière-salon. Luc, lui, resta immobile, partagé entre l’embarras et une curiosité soudaine.
    
    — Venez, fit la femme en lui adressant un bref sourire. Installez-vous au fond, je ferme.
    
    Elle prit un peignoir noir qu’elle posa sur ses bras, passa près de lui en effleurant son épaule, puis alla tourner la clé dans la porte d’entrée. Le bruit sec de la serrure résonna dans le silence du salon désormais vide.
    
    D’un geste tranquille, elle éteignit les lumières donnant sur la rue. Aussitôt, l’éclat public des ...
    ... vitrines s’évanouit, ne laissant plus filtrer que les reflets tamisés des appliques du fond. Comme si le salon s’était replié sur lui-même, dissimulant leurs gestes aux regards du dehors.
    
    Le claquement de ses talons guidait Luc comme une musique. Il la suivit docilement, s’enfonçant dans la partie plus discrète du salon, là où les miroirs paraissaient s’éloigner de la rue.
    
    — Installez-vous, dit-elle simplement en désignant le bac de shampooing.
    
    Lorsqu’elle se pencha pour ajuster l’appui-tête, un effluve subtil et boisé vint l’envelopper. Le cœur de Luc s’emballa. Elle était proche, si proche.
    
    Il s’allongea dans le fauteuil incliné. Sa nuque trouva sa place contre l’appui, et déjà le monde sembla basculer en arrière, réduit au plafond blanc et aux halos doux des appliques qui se reflétaient dans les miroirs.
    
    Inès – car il lut son prénom discrètement gravé sur le badge à sa poitrine – se pencha sur lui. Le tissu de son chemisier effleura son épaule tandis qu’elle actionnait le jet d’eau tiède. La chaleur glissa sur ses cheveux, longea son crâne, et une première vague de détente courut le long de son dos.
    
    Puis vinrent ses doigts. Fins, précis, mais d’une lenteur délibérée, ils se mirent à parcourir son cuir chevelu. Chaque mouvement circulaire libérait une mousse légère qui s’insinuait entre ses mèches. Luc ferma les yeux, incapable de soutenir plus longtemps l’intensité de la proximité.
    
    Ce qui aurait dû être un simple shampooing avait la sensualité d’un massage. ...
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