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La légende de Montclair - Partie 2
Datte: 11/02/2026, Catégories: A dormir debout, Auteur: CDuvert, Source: Hds
... caresse distraitement le sein d'Alysande, pince le téton durci. Elle tressaille, mais ne se dérobe pas. Isabelle sent sa main sur sa nuque, possessive. « Vous êtes à moi maintenant », murmure-t-il. « Et vous allez me servir encore. » Alysande et Isabelle hochent la tête, feignant la docilité. Leurs liens les mordent toujours les poignets. Mais l'orgasme les a rapprochées de leur but. Roderick s'assoit à nouveau, les yeux lourds de fatigue. Il boit une autre gorgée. Son corps se détend peu à peu. Les deux femmes attendent, patientes. Leur plan progresse, pas à pas. Roderick finit par somnoler. Sa tête dodeline. Alysande murmure à Isabelle : « Bientôt. » Elles se préparent. L'humiliation subie n'est qu'un moyen. Leur liberté en dépend. La nuit avance, et avec elle, leur chance de s'évader. Elles se rapprochent l'une de l'autre. Dos à dos. Leurs doigts liés tentent de défaire les nœuds. Les cordes résistent. Serrées par des mains expertes. Mais leur détermination est plus forte. Centimètre par centimètre, elles gagnent du jeu. Dehors, le camp s'endort. Les gardes relâchent leur attention. Dans quelques minutes, elles seront libres. Prêtes à tenter une nouvelle évasion. Plus périlleuse encore que la première. Mais c'est leur unique chance. Elles ne la laisseront pas passer. # Chapitre 8 - L'Évasion Silencieuse Le ronflement de Roderick emplit la tente d'un grondement régulier. Ses yeux sont clos, son visage détendu par l'alcool et l'épuisement. La gourde de vin ...
... vide gît près de lui sur les fourrures. Alysande et Isabelle, agenouillées dos à dos, continuent de lutter contre leurs liens. La corde râpe leurs poignets déjà meurtris. Alysande serre les dents. Ses doigts s'acharnent sur les nœuds qui retiennent Isabelle. Un à un, les brins se relâchent. Enfin, la corde cède. Isabelle pousse un soupir discret. Ses mains tremblent en se libérant. Elle se retourne aussitôt pour aider sa compagne. « Tiens bon », chuchote-t-elle. Ses doigts fins travaillent avec précision. Les nœuds d'Alysande se desserrent peu à peu. La corde tombe sur le sol de terre battue dans un froissement presque inaudible. Elles frottent leurs poignets endoloris. La peau est rouge, marquée par des sillons profonds. Mais elles sont libres. Elles échangent un regard. Pas un mot. Pas un bruit. Dehors, le camp semble plongé dans le sommeil. Les feux crépitent faiblement. Quelques ronflements montent des tentes voisines. Aucun garde ne se tient à l'entrée de celle de Roderick. Une négligence rare. Une chance inespérée. Alysande rampe la première vers l'ouverture. Elle soulève un pan de la lourde toile. Scrute l'obscurité. La voie est libre. Elle fait signe à Isabelle. Elles se glissent dehors, pieds nus sur la terre froide. L'air de la nuit finissante les enveloppe. Une brise légère porte l'odeur des pins et de la cendre. Elles se faufilent entre les tentes. Leurs silhouettes se fondent dans les ombres. Un homme remue dans son sommeil à quelques pas. Elles ...