1. La légende de Montclair - Partie 2


    Datte: 11/02/2026, Catégories: A dormir debout, Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... épidermes, léger mais continu. Elles tremblent avec douceur, non pas de peur seulement, mais de ce mélange voluptueux de froid et de promesses. La proximité de l'autre agit comme un baume apaisant, calmant les craintes persistantes et chassant les angoisses dissimulées dans l'ombre de leurs esprits. Leurs souffles se mêlent, créant une symphonie silencieuse dans le crépuscule naissant.
    
    Isabelle tourne lentement son visage vers Alysande. Il n'y a pas de hâte, juste cette bulle intemporelle où seules leurs respirations comptent. Leurs regards s'accrochent l'un à l'autre, et dans l'intensité du moment, une tendresse infinie éclaire leurs pupilles. Une douceur profonde, presque sacrée, traverse ce simple échange visuel, comme un secret murmuré à l'abri du monde.
    
    Leurs lèvres se frôlent d'abord avec une timidité hésitante, chaque contact léger éveillant une multitude de sensations dormantes. Puis, comme un souffle porté par le vent, le baiser s'approfondit, leur offrant la chaleur d'une danse lente, enveloppante et réconfortante. Les langues s'entrelacent délicatement, explorant ce nouveau langage muet, tissant un lien presque palpable d'affection et de désir.
    
    Les mains d'Alysande glissent avec une douceur maîtrisée sur les épaules d'Isabelle, caressant la peau nue avec une tendresse protectrice. Elles descendent ensuite le long de son dos, frôlant les vertèbres sensibles, s'attardant sur les reins qu'elles enveloppent d'un toucher doux, presque timide.
    
    Isabelle ...
    ... laisse échapper un soupir de plaisir contre la bouche d'Alysande, comme une réponse à cette caresse qui va bien au-delà du simple contact physique.
    
    Ses propres doigts glissent avec une assurance naissante jusqu'à la nuque d'Alysande, dessinant de petits cercles sur la peau sensible, puis remontent lentement dans les cheveux roux, emmêlés et soyeux, qu'elle sépare doucement, prenant plaisir à sentir la chaleur du cuir chevelu sous ses paumes.
    
    Les caresses deviennent plus précises, plus insistantes, sans jamais perdre cette douceur essentielle. Alysande effleure délicatement la poitrine d'Isabelle, ses pouces dessinant des cercles lents autour des tétons durcis par le froid, jouant avec une délicatesse qui fait frissonner la jeune femme. Un gémissement étouffé s'échappe des lèvres d'Isabelle, vibrant d'un plaisir naissant.
    
    Sa main libre descend ensuite, lentement, explorant l'abdomen plat d'Alysande, glissant sur la peau douce et chaude jusqu'à la naissance de la toison rousse. Ses doigts entrouvrent doucement les mèches soyeuses, effleurant la peau sensible en dessous, amplifiant la chaleur qui monte en elles deux.
    
    Elles s'allongent lentement dans le creux naturel, leurs mouvements prudents pour ne pas alerter d'éventuels poursuivants. Leurs corps nus s'entrelacent avec une grâce naturelle née de leurs épreuves partagées. La peau d'Isabelle, encore marquée par les ecchymoses de sa captivité, contraste avec celle d'Alysande, plus pâle mais griffée par les ronces de leur ...
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