1. Carnet à spirales et chocolat


    Datte: 06/02/2026, Catégories: #Oral, #Collègues / Travail, fh, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... simplicité qu’on demande une baguette à la boulangerie !
    
    Posant délibérément ses mains sur ma taille, Olivier repart à l’attaque :
    
    — Comme je te l’ai déjà dit : tu me plais beaucoup. Et j’ai cru comprendre que c’était aussi ton cas. Nous nous entendons bien déjà d’avance. Tu as une petite fantaisie qui coïncide très bien avec la mienne. Tout comme toi, je suis oral.
    — Tu veux dire quoi par-là ?
    
    Curieusement, je ne proteste pas, j’aime son contact, même si je le sens un peu possessif. Il me regarde dans les yeux :
    
    — Tout en restant soft, Amélie, d’un côté, je suis producteur, tu es consommatrice. De l’autre côté, c’est toi qui deviens productrice et moi consommateur. Si nous additionnons nos particularités, nous obtenons un total de cinq fois treize, plus quatre. En parlant de treize, j’espère que tu n’es pas superstitieuse.
    
    C’est dit en des termes élégants, bien que mathématiques. Le calcul est vite fait. Je réponds sur le même registre :
    
    — Je ne suis pas superstitieuse, Olivier.
    — C’est une très bonne chose.
    — Pas de velléité de vis et d’écrou ?
    
    Il se met à sourire :
    
    — Tout dépend où tu places l’écrou, Amélie.
    — Ah oui, en effet… Euh… au-dessus du cou ?
    — C’est bien cet emplacement que j’avais en tête et dans ta tête.
    
    Je m’exclame :
    
    — Toi et tes sous-entendus !
    — Tu préférerais que je parle plus crûment ?
    — Euh, pas vraiment…
    — Nous sommes d’accord. Pour en revenir à notre conversation initiale, je suis tout disposé à jouer le marchand ...
    ... de bonbons en t’ayant, toi, pour seule et unique cliente.
    
    C’est alors que je réalise que ce petit filou en a profité pour venir se coller contre moi. Tout en plissant des yeux, je souris :
    
    — C’est ton outil de production que je sens actuellement ?
    — Il y a une grosse probabilité.
    
    Puis, sans me demander mon avis, il m’embrasse. Je reconnais qu’il m’a eue par surprise, mais ce n’est pas désagréable, loin de là. Je ne pensais pas qu’un gestionnaire de réseaux (froid et méthodique à prime vue) pouvait être si fougueux et convaincant !
    
    En tout cas, je ne reste pas inerte, je participe. Pour une fois que je tombe sur un homme qui sait embrasser et m’embraser, je ne vais pas bouder mon plaisir ! Je m’offre même le luxe de me frotter sur sa bosse, et s’il s’oublie dans son pantalon, ce sera bien fait pour lui, ça lui apprendra à abuser d’une pauvre demoiselle comme moi !
    
    Quand nos lèvres se séparent, je suis assez retournée par la façon dont il me regarde. Pour masquer mon trouble, je le gronde :
    
    — On ne t’a jamais appris qu’il fallait demander la permission avant ?
    — J’ai dû oublier dans l’ardeur du moment…
    — Tu écris comment le mot « ardeur », avec ou sans H ?
    — Hahaha ! Avec un H, ce sera pour plus tard !
    — Tu es bien effronté !
    — Non, je suis persuadé que toi et moi, ça va se faire. Ce baiser me le prouve.
    
    Cet homme me plaît, je ne peux pas nier le contraire, d’autant qu’il me tient toujours captive dans ses bras, sans que je ne cherche à m’évader, parce ...
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