1. Carnet à spirales et chocolat


    Datte: 06/02/2026, Catégories: #Oral, #Collègues / Travail, fh, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... d’onde sur plein de sujets, quand nous bavardons lors des pauses ou quand nous déjeunons le midi. Mais maintenant que j’ai lu ton carnet, je suis en train de remettre en cause un de ces principes, du moins, pour mon propre cas.
    — Ah bon ?
    — Oui, Amélie.
    
    Il respire un grand coup, puis il lance aussitôt :
    
    — Même si ce n’est pas très romantique présenté ainsi, je te propose de faire un bout d’essai, toi et moi.
    
    Surprise par sa proposition, je m’exclame :
    
    — Un bout d’essai ?
    — Pour vérifier si nous sommes vraiment compatibles, toi et moi, mais je pense sincèrement qu’il n’y aura pas de problème.
    — Et Géraldine ?
    — La meilleure façon d’oublier une femme, c’est dans les bras d’une autre femme… ou plutôt dans sa bouche…
    
    Comprenant illico l’allusion, je rougis violemment :
    
    — C’est pas gentil de ta part !
    — Je mets les points sur les i, Amélie. Au moins, il n’y a pas de faux-semblant…
    — Tu y vas un peu fort. Je vois que tu as lu divers passages !
    — Je sais que j’y vais un peu fort, mais en bon technicien que je suis, j’aime les choses claires et nettes. De plus, toi et moi, nous savons sur quel pied danser, et nous nous entendons bien en temps normal, ce qui est déjà un très bon point. Ton inclination sexuelle me convient parfaitement, et j’aime offrir la réciproque, ce que tu aimes, toi aussi. Je reconnais que c’est peut-être un peu tôt pour te dire « vivons sous le même toit », mais l’idée est là.
    
    Je suis assez sidérée de la tournure des événements ...
    ... :
    
    — Eh bé ! T’y vas pas par le dos de la louche !
    — Pour moi, les choses sont claires : c’est toi que je veux. Tu représentes un bien meilleur choix que Géraldine.
    
    Tout ceci va trop vite ! Si j’avais su tout ça ce matin quand je me suis levée, je crois bien que je serais restée sous la couette. À la fois flattée et troublée, j’ajoute un bémol :
    
    — Faut-il que, moi, je veuille, Olivier.
    — Mais à prime vue, tu ne sembles pas être contre, si j’en crois ton carnet, d’où ma proposition de faire un bout d’essai. Si ça fonctionne, tant mieux, si ça ne fonctionne pas, tant pis, nous aurons essayé et nous partirons chacun de notre côté, sans regret.
    — Pff, je reconnais bien là un informaticien avec ses zéros et ses uns !
    
    Sentencieux, il lève l’index :
    
    — Taratata ! Gestionnaire de réseaux, s’il te plaît, ma petite Amélie, ce n’est pas tout à fait pareil.
    — Oh, excuse-moi, Ô Olivier, Môssieur le gestionnaire de réseaux !
    — Et ex-graphiste, mais ça ne nourrit pas bien son homme. Je sais que l’informatique, ce n’est pas exactement le même domaine, mais il faut bien manger à sa faim. J’ai une petite idée de la façon dont tu pourrais te faire vraiment pardonner cette erreur sur mon métier…
    — Eh oh, j’ai rien demandé, moi !
    — Ce sera une bonne mise en bouche, si je puis le dire ainsi…
    
    Décidément, Olivier aime les sous-entendus, mais ça ne m’étonne pas de lui. Ce qui m’étonne le plus, c’est le fait qu’il avoue sans fard qu’il me veut, qu’il me désire, avec la même ...
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