1. LE RUSS - CHAPITRE 3


    Datte: 03/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... sourire en coin.
    
    Presque attendri.
    
    — Il t’a rappelée ? ai-je demandé.
    
    — Mieux que ça, souffla-t-elle. Il m’a parlé ce matin. À la cafet’, entre le café filtre et les œufs tièdes. Il avait l’air… très content de sa nuit.
    
    Ksiusha a entrouvert un œil, grogné.
    
    — T’as encore joué les huiles essentielles ?
    
    — Non. Cette fois, j’étais habillée. Mais il m’a regardée comme une femme qu’il a possédée pour de bon.
    
    Elle nous a regardées toutes les deux.
    
    — Et il m’a dit… que les deux autres voulaient aussi leur moment. Michel et André.
    
    Je me suis redressée, torse nu.
    
    — Sérieusement ? Ils veulent avec toi aussi ?
    
    — Non. Ils veulent avec vous. Chacune le sien.
    
    Un blanc. Puis Ksiusha :
    
    — Attends. Quoi ? T’as vendu nos culs ?
    
    — Je n’ai rien vendu. J’ai juste souri quand Henri m’a dit : “Mes amis sont jaloux. Ils aimeraient vivre ce que j’ai vécu. Et ils voudraient que ce soit les deux autres jolies petites, comme il dit. Celle au regard de glace… et celle qui observe tout en silence.”
    
    Je suis restée droite.
    
    — Et toi ? Tu ferais quoi ?
    
    — Moi ? Je regarderai. Avec Henri. On serait assis. Tranquilles. Et on vous regarderait les faire jouir.
    
    Silence.
    
    On entendait le moteur du Russ au loin, ce grondement sourd des entrailles du bateau.
    
    Ma chatte palpitait déjà. Ksiusha s’était redressée, les joues roses.
    
    — Ils veulent qu’on se laisse faire ?
    
    — Non, dit Natacha. Ils veulent que ce soit un jeu. Un service. Un plaisir. Pas une ...
    ... soumission. Ils veulent des massages. Sensuels. Complets avec finitions. Pas de force. Pas de rôle imposé. Pas de pénétraition si vous ne voulez pas. Mais… une liberté. Avec regard.
    
    Je n’ai pas répondu. Je sentais déjà la scène.
    
    Moi, nue, les mains huilées, penchée sur le vieux prof de lettres à la voix douce.
    
    Ksiusha, seins à l’air, ses hanches qui bougent pendant que Michel la regarde avec cette bouche fine et ses doigts tremblants.
    
    Et eux. Henri et Natacha. Assis. À côté. En train de mater.
    
    Je l’ai regardée.
    
    — Tu veux qu’on le fasse, pas vrai ?
    
    Natacha a souri.
    
    — Je veux que vous goûtiez à ce que j’ai goûté. Et je veux voir si vous arrivez à tenir sous les yeux d’un spectateur.
    
    Ksiusha s’est levée. A marché jusqu’au lavabo, s’est versé de l’eau dans la nuque.
    
    — Ils payent ?
    
    — Ils offrent. Bijoux. Parfum. Cash s’il faut. Mais surtout… ils offrent un regard qu’on n’oublie pas. Et la sensation d’avoir été désirées pour de vrai.
    
    Je me suis levée, j’ai attrapé une culotte propre.
    
    — Et c’est pour quand, ce théâtre ?
    
    — Ce soir. Cabines voisines. Henri réserve le pont privé arrière, après le dernier service. Discrétion. Lumières douces. Huiles et serviettes prêtes. Il a tout prévu.
    
    Ksiusha a soufflé, puis elle m’a regardée.
    
    — Tu veux le faire ?
    
    Je n’ai pas répondu tout de suite.
    
    Mais mon corps, lui, avait déjà dit oui.
    
    LA SCÈNE
    
    C’était après le dernier service.
    
    Le bateau vibrait encore des conversations des passagers, mais le ...
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