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LE RUSS - CHAPITRE 3
Datte: 03/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds
LE RUSS CAHPITRE III : LE JEU COMMENCE IAROSLAVE, Russie – fin juin 2017 JOURS 2 À 4 Ils sont là à chaque repas. Table 7. Toujours les trois mêmes : Henri, Michel et André. Toujours à l’heure. Toujours le même petit théâtre. Au deuxième dîner, Henri m’a demandé si je connaissais bien les vins français. Au petit-déjeuner du lendemain, Michel a glissé qu’il “adorait les accents slaves, surtout au réveil”. Le midi, André m’a proposé de leur faire visiter la salle des machines “si j’étais sage”. Rien de franchement vulgaire. Mais chaque phrase était une clef. Chaque regard, une invitation. Ils parlaient bas, riaient doucement. Et regardaient beaucoup. Les jambes, les mains, les fesses quand on repartait en cuisine. Je les sentais suivre Natacha du regard, surtout quand elle se penchait. Et Ksiusha… elle jouait avec eux, clairement. Elle les narguait, les faisait mariner. Une vraie comédienne. À table, elle leur offrait parfois un clin d’œil, ou faisait mine de se pencher davantage. Je crois qu’elle aimait le pouvoir que ça lui donnait. Et surtout, tout le personnel féminin parlait d’eux. Les hôtesses, les serveuses, les réceptionnistes : tout le monde avait une anecdote, une rumeur, une remarque à chuchoter dans les couloirs. — Les trois papys ? Ils sont nouveaux mais ils chassent en meute, m’avait glissé Katya, une des hôtesses, dans l’ascenseur de service. Ils se partagent les regards, les sous-entendus, les propositions… C’est du sport ...
... organisé. — C’est leur première croisière, mais ils agissent comme s’ils connaissaient le jeu par cœur, avait ajouté Lena. Et certaines filles veulent déjà leur offrir leurs charmes. Volontairement. Je me demandais ce qui était vrai, ce qui relevait de la projection ou de l’excitation. Mais une chose était sûre : elles les connaissaient toutes. Et certaines, je crois, les cherchaient autant qu’elles faisaient semblant de les fuir. Ce n’est qu’au troisième jour que j’ai compris à quel point leur présence avait mis en mouvement quelque chose de plus grand que trois vieux messieurs en goguette. D’abord un mot de Lena, à la pause café : — Table 7 ? Elles les observent toutes. Et certaines espèrent qu’un dîner finira dans une cabine. Contre un flacon, un pourboire, ou juste pour l’histoire. Ensuite, ce fut Ksiusha, plus directe, comme toujours : — Henri ? C’est un pervers déguisé en papy gâteau. Il a déjà demandé à Natacha si elle faisait des massages. Et André, l’air de rien, il m’a touché le bas du dos hier soir. J’ai rien dit. Je voulais voir jusqu’où il irait. Je l’ai regardée. — Et il est allé jusqu’où ? — Pas assez loin pour que je le gifle. Mais assez pour que j’aie envie de jouer. Le soir, en cuisine, Irina nous a mises en garde à sa manière : — Les trois du fond ? Restez professionnelles. Ils sont vieux, mais pas morts. Ils veulent se faire croire qu’ils plaisent encore. Donnez-leur l’illusion, pas plus. Pas de bêtises. Pas de plaintes, ...