1. 17 avril 1891 (1/3)


    Datte: 31/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds

    ... pour que je puisse prendre ses mesures. Noirs ces sous-vêtements : c'était bien la première fois que je voyais des dessous noirs. Je n'avais même jamais imaginé que cela puisse exister ! J'étais fascinée. Avant que je puisse prendre ses mesures, la teutonne s'était assise, m'invitant à faire de même en face d'elle. J'étais stupéfaite que la comtesse se mette en pareille tenue pour me faire la conversation : à travers les dentelles ajourées de son corsage pointaient résolument, je le voyais bien, des petits tétons rosés fripons. Quant à sa culotte, elle ne cachait rien de son buisson blond dont les poils traversaient la dentelle arachnéenne.
    
    La prussienne avait pris mes mains dans les siennes et notre conversation avait repris, à bâtons rompus. L'allemande m'avait interrogé sur ma vie, mes amours (le sujet ne nous avait pas occupé bien longtemps !), mes occupations, ma grand-mère affaiblie, proposant même le passage, à sa charge, de son médecin personnel pour ausculter la vieille dame. Une proposition que j'avais acceptée bien que sachant que ma pauvre aïeule consumait désormais ses ultimes forces. Mais que le docteur lui fournisse médications et potions pour soulager ses douleurs serait une bénédiction.
    
    La sollicitude de Dame Camelia m'avait émue et au-delà, j'avais été touchée par son intérêt pour les petites gens. La prussienne n'avait pas caché qu'elle comprenait la silencieuse mais sourde rébellion du peuple alsacien contre les diktats impériaux, tel que ...
    ... l'abandon total du français et même du dialecte local sous peine de dure répression. Le Hoch Deutsch était imposé, à grands coups de triques à l'école... allemande !
    
    Je m'étais demandé si ces propos n'étaient pas une provocation pour me piéger mais la compassion que j'avais lue dans son regard m'avait finalement convaincue de sa sincérité.
    
    D'hostile au départ, j'en étais arrivé à une forme de sympathie circonspecte. D'autant, qu'au fil de la conversation, j'avais ressenti une tristesse profonde et une frustration ancrée chez la teutonne qui n'avait cessé de me caresser la main pendant tous nos échanges.
    
    Une sympathie doublée d'une attirance carrément sexuelle à force de loucher sur ses appas si impudiquement exposés. Bref, je mouillais !
    
    La comtesse avait fini par se relever pour se soumettre à la prise des mesures. Elle était vraiment gracieuse la chleue : un joli et frais minois, ses yeux marrons donnant du relief à son expression. Sa chevelure blonde vaguement frisottée lui tombait jusqu'au creux des reins et sa peau claire n'était pas laiteuse comme beaucoup d'autres : elle avait un grain somptueux.
    
    À peine l'avais-je effleuré que je l'avais sentie frémir. J'avais vu sa peau se hérisser quand j'avais posé mon mètre sur sa poitrine ou ses hanches, nues entre le corset et la culotte. Sur sa taille et le bassin aussi. Plus encore, lors de la mesure de la cuisse gauche : j'avais cru sentir une certaine chaleur émaner du delta de la jeune femme. Je m'en étais étonnée ...
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