1. 17 avril 1891 (1/3)


    Datte: 31/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds

    ... certes mais plus encore amusée, et, perverse coquine, j'avais poussé l'expérience jusqu'à prendre la mesure, complètement inutile, de la cuisse droite. Le dos de ma main avait "très malencontreusement" frôlé son triangle intime et la blonde avait lâché un petit cri de surprise. L'humble retoucheuse que je suis s'était platement excusée de sa maladresse mais la comtesse m'avait rassurée d'un sourire. Trouble sourire ? Peut-être même... engageant.
    
    Mais nous en étions restées là ce jour-là. Emportant sous son bras deux robes à retoucher, je m'étais étonnée de ressentir une certaine compassion pour cette teutonne que j'aurais normalement dû a priori détester. La comtesse était charmante, indubitablement, et triste de surcroit. Une profonde tristesse rampante qui m'avait émue. Et je ne parlerai pas de l'incendie qui ravageait mon entrejambe !
    
    Rentrée chez moi, j'avais travaillé d'arrache-pied sur les robes. Si la comtesse était légèrement plus petite que moi, elle avait un gabarit quasi identique au mien. Des seins bien plus fiers et arrogants que les miens certes, mais pour le reste, ses mensurations étaient identiques. Je m'étais follement amusée à enfiler ses robes pour jouer à la princesse !
    
    Profitant de la nuit tombée, j'avais même gardé une de ses robes pour aller apporter le brouet du soir au forgeron mon voisin. Celui-ci avait ouvert des yeux ronds comme des soucoupes quand j'avais débarqué ainsi vêtue dans son logis. Ébahi le bonhomme ! Telle une donzelle, ...
    ... j'avais froufrouté dans sa cuisine, faisant voler la robe bien haut sur mes cuisses et j'avais vu le gars s'empourprer violement quand, parfaitement indécente et résolument provocatrice, j'avais troussé la robe à ma taille, révélant un bref instant mon entrejambe et mon petit cul rondelet. Comme je ne portais pas de culotte, il avait eu droit au spectacle affriolant de mon petit minou tout emperlé de mouille !
    
    Changala en était tombé assis sur sa chaise et avait bredouillé comme jamais des paroles incompréhensibles. Friponne, j'avais foncé sur lui pour lui coller un baiser sur le front. M'enfuyant ensuite, j'avais bien claqué la porte de la cuisine mais j'étais restée quelques instants derrière l'huis, tendant l'oreille, curieuse de savoir comment le bougre allait réagir à mon exhibition. À ma provocation !
    
    Ce que j'entendis ne fut pas le paluchage forcené du bonhomme excité par la vision de mon jardin céleste, ce qui m'aurait largement amusée et émoustillée. Enfin, émoustillée, je l'étais déjà, mon coquillage ruisselait ! Non, pas de branlette effrénée mais quelque chose de bien plus surprenant !
    
    — Bon dieu, entendis-je en effet, cette fille va me rendre complètement fou ! Qu'est-ce qui lui passe par la tête à cette délicieuse diablesse gracieuse ? Elle m'enflamme les sens et fait grimper mon mandrin à m'exposer son petit panier croquignolet !
    
    Des paroles adorables certes, joli compliment pour sûr, saluant mon audace provocatrice, mais une tirade inexplicablement ...
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