-
Partie à trois
Datte: 30/01/2026, Catégories: #revebebe, #personnages, #couple, #groupe, fhh, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... quelque chose d’illégitime. Primitif. Irrépressible. Elle essaya de penser à Jean, à leur histoire. Mais tout était flou. L’homme face à elle occupait tout l’espace. Remplissait toute sa mémoire. Il déposa un baiser juste sous sa pommette. Une décharge la traversa. Ses lèvres glissèrent lentement, presque lascivement jusqu’à la commissure des siennes, s’y attardèrent un instant, puis poursuivirent leur course jusqu’à l’autre joue, brûlante au contact. Prise de vertige, elle vacilla. Par pur réflexe, elle s’agrippa à lui. — J’aimerais que tu me considères comme ton ami, Maryse… Sa voix grave coulait dans son oreille. Ils étaient si proches que ses seins frôlaient son torse. Leurs pointes durcirent au contact. Pourquoi parlait-il d’amitié, maintenant ? Pour mieux la désarmer ? Une main glissa dans ses cheveux. L’autre se posa sur ses reins sans qu’elle puisse l’en empêcher. Elle ne résistait plus. Se laisser happer. Tout ce dont elle était consciente, c’était de cette imperceptible caresse qui lui parcourait le dos, de ce doigt qui jouait sensuellement avec une de ses boucles, flirtant avec son oreille. Elle frémit, submergée, corps et âme. Elle avait atteint le point de non-retour. Et juste au moment où ses lèvres s’entrouvraient, impatientes, Régis se détacha brusquement. — Tu me montres ma chambre ? Le voyage a été long. J’ai besoin de me rafraîchir… La douche froide. Frustrée, totalement désorientée, il lui fallut quelques secondes pour retrouver ses ...
... esprits – et tenter de remettre de l’ordre dans l’écheveau emmêlé de ses émotions. Acte 2 : Le vertige Elle ne dormait pas. Elle restait allongée sur le dos, une main posée sur son ventre, les yeux ouverts, le regard perdu dans le noir. Jean, à ses côtés, respirait paisiblement. Il s’était couché tard, bien après elle. Ils avaient dîné tous les trois, un repas improvisé, presque normal… si l’on oubliait le regard de Régis. Celui qui, parfois, semblait ne s’adresser qu’à elle. Elle avait joué son rôle : la parfaite hôtesse, l’épouse attentive. Un verre de vin, quelques rires, des anecdotes échangées. Et puis, dès qu’elle l’avait pu, elle s’était esquivée, laissant les deux hommes entre eux. Ils semblaient avoir tant à se dire. Mais à présent, dans sa chambre plongée dans l’obscurité, tout remontait à la surface. Des bribes. Des réminiscences un peu floues. Le comportement de Jean et Régis. Certaines phrases, certains gestes. L’effusion de leurs retrouvailles, trop appuyée pour être sincère. Leur connivence immédiate, presque programmée. Et ces allusions, lancées avec insistance, à leur jeunesse partagée où « ils faisaient tout ensemble ». Leurs sourires en coin dès qu’ils pensaient qu’elle ne les voyait pas. Ces regards fuyants, pleins de sous-entendus. Et cette impression persistante d’être à côté… Comme si quelque chose clochait, lui échappait. L’agacement montait. La confusion aussi. Et ce sentiment diffus d’avoir été, à son insu, placée dans une ...