1. Le Contrat - Chapitre 7: Le fil


    Datte: 20/01/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Pelec, Source: Hds

    ... s’approcha d’un pas mesuré, la voix tenue.
    
    — Excusez-moi… J’ai un faible pour les métamorphoses. Je pourrais… regarder ? De l’entrée. Sans toucher.
    
    Elle m’adressa le regard, pas la vendeuse. Il n’y avait ni moquerie ni pitié : une curiosité franche, presque clinique. La règle de Madame Stella résonna dans ma tête : assumer, ne pas mentir.
    
    — D’accord, dis-je. Vous pouvez regarder. Mais pas de contact.
    
    — Promis, répondit-elle, la bouche frémissante. Je veux juste voir le moment où ça bascule.
    
    La cabine reflétait une lumière honnête. Sous la chemise, j’avais déjà un ensemble : guêpière, porte-jarretelles, culotte haute, bas à couture. J’enfilai le collant chair par-dessus, pour la semaine ; le nylon monta avec un frisson particulier sur ma peau lisse. La vendeuse me tendit une jupe droite taille haute, puis une robe tube anthracite, un chemisier blanc cassé. Je respirai, tirai le rideau d’un demi-pan.
    
    — Ah… fit la femme, sans appuyer, comme on salue une évidence. C’est très beau. Tournez-vous. Lentement.
    
    Je pivotai. La guêpière me forçait à tenir l’axe, le collant gommant les reliefs, la jupe se posant net sur mes hanches. Le tissu chanta contre ma peau. La vendeuse ajusta une ligne d’un geste sûr, puis se retira de deux pas, gardienne discrète. La femme inclina la tête, laissa traîner son regard jusqu’à la courbe bombée de l’entrejambe, ce petit relief absurde sous nylon et soie.
    
    — Évidemment, souffla-t-elle, amusée. Tu es cadenassé.
    
    Le mot eut la ...
    ... douceur d’une lame polie. Mes oreilles chauffèrent. Elle n’en resta pas là ; son sourire s’étira, ouvertement narquois, sans méchanceté brutale mais sans pitié, non plus.
    
    — C’est mignon, cette petite bosse. On dirait un paquet-cadeau qu’on n’ouvrira jamais. Tu tiens droit… très droit. J’imagine que ça serre ? Oui, ça serre. Magnifique et inutile : exactement ce qu’il fallait.
    
    Je baissai les yeux. Sa voix ne criait pas ; elle appuyait là où ça mord. Elle fit mine d’avancer une main, s’arrêta net au bord de l’air.
    
    — Je n’ai pas dit que je toucherais, reprit-elle à mi-voix, presque rieuse. Promesse tenue. De toute façon, on ne caresse pas un cadenas. On le montre.
    
    — L’ensemble vous va très bien, glissa la vendeuse, neutre. On garde. Essayez la robe.
    
    Je rentrai, changeai, ressortis en anthracite sur collant noir ; la femme eut un petit sifflement.
    
    — Ce tube te prend bien. On dirait que ton corps savait déjà. Regarde-toi. Non, plus longtemps. Voilà. Tu vois ? Tu es superbe… et tu n’as pas le droit d’en profiter. C’est délicieux.
    
    Je me sentis rougir jusqu’aux clavicules. Chaque phrase vibrait dans la cage comme un coup de doigt sur métal. Nous enchaînâmes chemisier, variations de jupes, collants 20 deniers noirs. À chaque sortie, la femme ne donnait que quelques syllabes, des diagnostics cruels et justes.
    
    — La chair te fait disparaître… parfait pour obéir.
    
    — Le noir dessine… parfait pour que tu marches droit.
    
    — Tu seras très silencieux, je le vois ...