1. Premières vacances avec Paméla


    Datte: 20/01/2026, Catégories: #initiation, #coupdefoudre, #couple, ff, grp, couplus, vacances, Auteur: Jiw, Source: Revebebe

    Résumé de l’épisode précédent :
    
    L’été s’était installé comme un amant paresseux : lent, brûlant, collant à la peau. Depuis notre emménagement, Paméla et moi vivions nus sans plus y penser. Plus aucun tissu chez nous, non par militantisme, mais par confort, par évidence. Deux corps enfin libres, aimants et paisibles, s’accordant à cette nudité comme à un souffle tranquille. Puis un jour, sans prévenir, elle avait réservé : un camping naturiste, discret, familial, une rivière en contrebas, des cigales au-dessus.
    
    — Je crois que tu vas aimer, avait-elle dit, un sourire au coin des lèvres.
    
    Et j’ai aimé. L’endroit était simple, vrai, sans fioriture. On y vivait nus du matin au soir, entre les arbres, les douches solaires et le pain chaud du snack. Siestes à l’ombre, baignades improvisées, regards complices… Un bonheur primitif, presque naïf, où l’on se découvrait sans se cacher.
    
    Mais ce jour-là, quelque chose a changé. Tout en douceur. En trouble.
    
    Nous étions allongés près de la rivière, chacun sur sa serviette. Paméla lisait, moi je regardais l’eau filer entre les galets. Elle s’est redressée lentement, m’a touché le bras du bout des doigts et a murmuré :
    
    — Tu vois la famille là-bas, près du vieux chêne ?
    
    Je me suis tourné : une petite table pliante, un parasol, un homme nu, cheveux grisonnants, en train de découper du melon. Et une femme. Grande. Blonde. Peau laiteuse et tendue. Une silhouette sculptée dans un silence. Elle portait un foulard dans les ...
    ... cheveux et tenait une carafe d’eau. Paméla me glissa :
    
    — Lui, c’est l’un de mes plus gros clients. Elle, c’est sa femme. Annika. Suédoise. Tu ne trouves pas qu’elle est… magnifique ?
    
    Je n’ai rien dit, mais j’ai hoché lentement la tête.
    
    — Viens. Allons dire bonjour.
    
    Ils nous ont accueillis à bras ouverts. Thierry, le mari, était volubile, amical, presque paternel dans sa manière de s’adresser à nous. Annika, elle, parlait peu, mais chaque mot semblait pesé, chargé d’un regard franc, profond, dirigé presque exclusivement vers Paméla. Pas un regard d’amitié ni de jalousie. Autre chose. Une tension, une évidence encore informulée.
    
    Au bout d’une vingtaine de minutes, Thierry proposa un dîner le soir même. Paméla accepta immédiatement, avec « un plaisir » léger et naturel.
    
    Le soir venu, le soleil déclinait doucement sur les toiles de tente. Nous sommes arrivés nus, comme tout le monde, une bouteille à la main. Annika, déjà assise, un verre de vin blanc entre les doigts, se leva lentement. Elle s’approcha, prit la bouteille que tenait Paméla, et au moment de la saisir, ses doigts effleurèrent ceux de ma compagne. Un frôlement à peine prolongé. Puis, en posant la bouteille, elle dit doucement :
    
    — Tu es splendide, comme toujours.
    
    Paméla sourit simplement, mais son regard vint se poser brièvement sur moi. Un clin d’œil furtif, comme pour me dire : tu vois ?
    
    Le dîner fut simple : melon, grillades, un peu de vin. On parla de voyages, de langues, de traditions ...
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