1. Coral beach hôtel 1


    Datte: 20/01/2026, Catégories: ffh, asie, sport, bateau, nopéné, Auteur: Tylodine, Source: Revebebe

    ... Zizela !
    
    Après un bref briefing, le baptême de Julia fut ce que j’appellerais une formalité… J’étais fasciné par son aisance, par son « aquaticité ». En moins de vingt minutes, elle maîtrisait, comme en se jouant des petites difficultés que les débutants ordinaires redoutent, de l’équilibrage des oreilles au vidage de masque. Malgré mes vingt-cinq années de pratique, à côté d’elle, je me sentais aussi aquatique qu’un fer à repasser…
    
    Gisela me ramena à la réalité d’une amicale tape sur les fesses(il n’y a pas que les mecs qui le font !) et, me montrant du doigt, Julia m’interrogea du regard. Le signe que je lui fis en réponse ne figure dans aucun manuel de plongée, mais il ne fait aucun doute qu’elle le comprit… Top du top !
    
    Vingt minutes avaient passé lorsque j’entendis le bateau démarrer au-dessus de nous… Bizarre ! Encore plus étranges, les coups d’accélérateur que Ramos donnait, à notre intention sans aucun doute.
    
    Gisela aussi avait compris et, prenant le bras de Julia, de mon pouce dirigé vers la surface, je lui fis le signe de la remontée.
    
    Nous étions à cinq mètres de la surface et eûmes vite fait de nous retrouver à l’échelle arrière.
    
    — Patron, vite, c’est pas bon, y a guerre là-bas !
    
    Effectivement, des coups de feu et de sourdes explosions – des grenades, pensais-je – se faisaient entendre au loin.
    
    Cela semblait provenir de l’îlot…
    
    Vite déséquipés, nous quittâmes le paradis… pour entrevoir l’enfer…
    
    À peine sortis de notre cache, un ...
    ... noir panache de fumée s’élevant au-dessus de l’hôtel tandis que nous commencions à distinguer une demi-douzaine de bateaux formant une sinistre ronde devant les bâtiments, dont le principal, le restaurant, laissait échapper de hautes flammes.
    
    Prenant les jumelles, je compris vite que notre complexe était victime d’une attaque en règle. Djihadistes venus de l’Indonésie proche, pirates, coup d’état visant le gouverneur… rien ne permettait de mettre un nom sur l’opération en cours.
    
    Je fis signe à Ramos de stopper le bateau avant de devenir visibles pour les assaillants. Il nous fallait prendre une décision… faire un choix entre trois options que je résumais :
    
    À bord, nous avions les provisions apportées pour le pique-nique envisagé ainsi que le contenu de la petite cabine : soit quelques vêtements, une couverture, une moustiquaire, une trousse à outils, une lampe de plongée, un fusil sous-marin, quelques lignes de pêche… et une bouteille du rhum local, pas fameux, mais à la guerre comme à la guerre. En somme de quoi tenir quelques jours, mais pas de résister à une attaque de pirates !
    
    J’essayais la radio, normalement réglée sur la fréquence de l’hôtel, mais ne réussis qu’à capter quelques grésillements. Rien sur les autres canaux… Émettre nous faisait courir le risque d’être entendus par des oreilles ennemies et localisés. J’aurais opté sans problème pour l’attente, mais mes compagnons avaient tous un mari ou une femme à l’hôtel. Je décidai donc de me ranger à leur ...
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