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Le petit canard de la côte flamande
Datte: 18/01/2026, Catégories: #romantisme, fh, jeunes, vacances, plage, #multilingue, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... Haan. Jeu de mots royalement vaseux et totalement intraduisible exploitant la ville, le prénom et le pronom possessif. Allongée sur sa serviette, Elke lève les yeux au ciel : — Pfff ! T’es lourd !! Et en plus, on dit « kip », pas « haan » ! — Je sais, je sais. Voilà, je vais t’appeler ma petite poule (kip), ma poulette, c’est affectif, non ? — T’es bien un garçon, t’es franchement con ! (dit en français) J’apprécie l’effort de la rime. J’en rajoute une louche : — J’ai trouvé mieux : Elkip (mélange entre Elke et kip, poule) ! — Si tu fais ça, je t’arrache les yeux et autre chose ! — Hoho ! Tu te dévergondes, ma mignonne petite poulette ? Les yeux fermés, elle chantonne : — Lalala ! Je ne t’écoute plus, je dors ! Lalala !! Elle continue de fermer ostensiblement les yeux, s’abîmant dans un faux sommeil. Je dépose un premier baiser sur son front. Elle ne bouge pas. Par amusement, je dépose le suivant sur le bout de son nez. Elle ne bouge pas plus. Entraîné par mon élan, je me penche sur ses lèvres pour y déposer un furtif baiser volé. Elle ne bouge toujours pas, mais je constate qu’elle est en train de rougir. Qu’est-ce que je dois penser de tout ceci ? Elle n’ose rien dire, prisonnière de son petit jeu ? Elle n’est pas contre ? Ou bien, finalement, ça ne veut rien dire ? J’ai la curieuse impression que ma future action va conditionner bien des choses, comme si j’étais à un carrefour, devant me décider devant plusieurs voies possibles. C’est un ...
... sentiment diffus, mais puissant. J’opte pour la possibilité la plus risquée, mais la plus tentante : je l’embrasse posément. Je ressens comme un choc électrique. De son côté, Elke frémit sous mon baiser, restant néanmoins inerte, puis, soudain, elle y répond en jetant ses bras autour de mon cou. Ce n’est pas la première fois que j’embrasse une fille. J’ai même déjà embrassé des femmes, mais il est clair et net qu’aujourd’hui, il y a quelque chose en plus, et pas un petit quelque chose ! La machine s’emballe, j’ai l’impression d’être en chute libre ! Je veux que ce baiser dure longtemps, très longtemps, que nos lèvres se soudent, que nos langues se lient. Mes mains voraces caressent fiévreusement ce corps qui me tente tant. Quand nous nous détachons, ses yeux brillent, à la fois d’excitation et de colère. Comme j’ai de bons réflexes, j’évite de justesse une gifle. — Waarom deed je dat ? (pourquoi t’as fait ça) — Waarom antwoordde je ? (pourquoi as-tu répondu) Assez interdite, Elke se fige sur place, son bras toujours en l’air. À moi de bien répondre. Autant jouer la franchise : — Pour ma part, j’ai fait ça parce que tu me plais et que j’en avais envie, c’est aussi simple que ça. — Je… je te plais !? Tu te moques de moi !? — Pas du tout ! Je te rappelle que ça fait plusieurs jours que nous sommes ensemble du matin au soir, j’ai largement eu le temps de te découvrir. Toujours allongée sur le dos, elle réagit assez vivement : — Oui, surtout en bikini, ...