1. Isabelle et sa sœur supérieure


    Datte: 17/01/2026, Catégories: init, fh, hplusag, plage, BDSM / Fétichisme Oral pénétratio, Auteur: Barbarello, Source: Revebebe

    ... cartes, celle qui s’asseyait sur nos genoux, etc. Mais à une jeune fille qui avait grandi, mûri fatalement à l’insu de notre plein gré. Voulant dédramatiser l’atmosphère qui devenait lourde, j’esquissais une réplique que je voulais d’un second degré qui aurait dû, d’habitude, la faire éclater de rire.
    
    — Tu sais que tu peux tout dire à tonton Bertrand !
    
    J’avais l’ambition de me moquer de moi tout en créant une ambiance complice, mais familiale. Ce que je n’avais pas percuté c’est que c’était une arme à double tranchant et qu’elle allait en saisir l’opportunité. Elle se tourna vers moi. Son regard était à la fois suppliant, grave et angélique.
    
    — Eh bien… Justement… !
    
    Ses mots étaient mis en valeur par les silences dont elle usait pour créer une tension, un suspens, un désir…
    
    — J’aimerais… Non, je veux ! … que… tonton Bertrand…
    
    Le blanc fut plus long – tout du moins c’est l’impression que j’en ai eu - avant qu’elle ne se décide à finir sa phrase et à faire éclater sa chute. Elle reprit le début, pour bien que je comprenne le message, que je sache que j’en étais le destinataire et que j’en mesure sa détermination.
    
    — Je veux que, tonton Bertrand, ce soir, ici, là, maintenant, me dépucelle ! J’en ai envie… !
    
    C’était un peu comme si la lune s’était décrochée du ciel pour me tomber sur la tête. J’étais sidéré et me demandais si j’avais bien compris ce que je venais d’entendre. Tout en continuant à me fixer, elle mit son index devant sa bouche pour me ...
    ... signifier de me taire. Ce qui n’était pas difficile puisque j’étais sonné, estomaqué. Je ne savais pas si c’était une provocation, un effet de la pleine lune, des propos en l’air dont elle ne maîtrisait pas bien la portée, une folie qu’elle regretterait dans cinq minutes ou un choix délibéré, sincère et profond (sans jeu de mots déplacé). Dans ce cas-là, pourquoi moi ?
    
    Profitant de mon désarroi – le mot est faible – et de ma passivité, elle passa à la vitesse supérieure, abandonna mes bras et enleva son tee-shirt-chemise de nuit tout en me faisant face. Elle était nue, dévoilant son corps aux étoiles et surtout à moi. Elle était à la fois rayonnante et impudique. Je ne savais toujours pas comment réagir, n’ayant pas prévu, ni même voulu cette situation.
    
    — Je ne te plais pas ?
    
    Je bredouillais un :
    
    — Euh… si, mais… !!!
    — Alors viens, on va dans les dunes ! dit-elle en me prenant par la main.
    
    Confronté à un tel sens de l’initiative, j’étais entraîné dans un dilemme cornélien. Ou j’arrêtais tout de suite cette proposition presque indécente et ramenais Isabelle à la raison, au risque de la blesser et de la décevoir, ou j’accédais à ses désirs, obligé par la confiance et le cadeau qu’elle me faisait. Dans les deux cas, je ne me sentais pas l’homme de la situation. Je ne me voyais pas réprimer au nom de je ne sais quelle morale cette insouciance culottée – bien que dans le cas présent, il n’y avait déjà même plus de culotte – et encore moins dans la peau du mal d’expérience ...
«1...345...14»