1. Journal d'un monstre 1


    Datte: 07/01/2026, Catégories: #journal, #réflexion, #psychologie, #drame, #vengeance, #adultère, #différencedâge, fh, fplusag, profélève, pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... et de courage pour replonger dans tout ça. J’en suis là, et il faut bien continuer… Reprendre là où je m’étais arrêtée…
    
    Patrice et Justine ont fini par accepter cette idée : l’accouchement sous X, avec cette condition insupportable qui me tord encore l’estomac. Donnons à Vincent ce qu’il voulait : la reconnaissance de cet enfant. Peu m’importait. Si ce salaud voulait s’occuper du monstre qu’il avait engendré, qu’il le fasse. Qu’il emmène tout ça loin de nous, qu’il vive avec ce poids pour le reste de sa vie.
    
    Alors, nous avons mis les choses en ordre. Devant un huissier que j’ai missionné. Une scène froide et administrative. Justine, à peine capable de relever les yeux, a signé une déclaration officielle de paternité, reconnaissant Vincent comme le père biologique. Et, en retour, cet homme – si on peut encore le qualifier ainsi – a signé un engagement. Il s’est engagé à ne jamais rien demander à Justine ni à notre famille pour élever… son bâtard. Ce mot, je l’ai pensé si fort à ce moment-là que j’ai failli le cracher à voix haute. Aucun droit, aucun contact, aucune intrusion dans notre vie. Il prenait tout. L’enfant, la responsabilité, les conséquences. C’était écrit noir sur blanc.
    
    Pourtant, même ce moment-là ne m’a pas apaisée. Je le regardais signer, cet air suffisant sur son visage, comme s’il avait gagné quelque chose. Comme si cela le grandissait. Cet aplomb qui me donne encore des envies de meurtre. J’aurais voulu lui arracher son attitude hautaine et lui ...
    ... rappeler à quel point il n’était rien. Mais Patrice m’a retenue, d’un simple regard.
    
    Justine, elle, n’a rien dit. Elle semblait ailleurs, évitant Vincent du regard, visiblement pressée d’en finir. Peut-être que c’était sa façon de survivre, d’accepter l’insupportable. Mais moi, je voyais, je savais.
    
    Je vais m’arrêter ici ce soir. Écrire ces lignes m’a épuisée. Mais au moins, c’est fait. Une page de plus.
    
    Encore une énième dispute avec Patrice… Tout ça, c’est de la faute de Vincent.
    
    Vincent, espèce d’ordure. Salaud. Parasite. Chaque fois que je pense à toi, je sens cette rage noire monter en moi. Tu n’es rien d’autre qu’un poison, un fléau, une plaie infectée qui ne cesse de suppurer dans nos vies. Toi et ta suffisance, toi et ton sourire de merde, toi et ta façon de te glisser dans la vie des autres pour tout ravager.
    
    Tu as tout détruit. Tout. Tu as volé l’innocence de ma fille. Tu as brisé ma famille. Tu n’es qu’un monstre déguisé en homme, une erreur que la vie a permis d’exister. Si seulement…
    
    Non. Je dois m’arrêter. Ces mots me consument, mais ils étaient là, en moi, et il fallait que je les laisse sortir.
    
    C’était dur hier. Trop dur. J’ai essayé de continuer à écrire la suite de l’histoire, mais les souvenirs m’ont engloutie, et ma prise de bec avec Patrice n’a pas aidé. Ça m’a causé une nouvelle crise. Une vraie tempête.
    
    Je ne sais même plus comment ça a commencé. Peut-être un mot de trop, ou son silence qui m’a mise hors de moi. Quoi qu’il en soit, il ...
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