1. Journal d'un monstre 1


    Datte: 07/01/2026, Catégories: #journal, #réflexion, #psychologie, #drame, #vengeance, #adultère, #différencedâge, fh, fplusag, profélève, pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... ce démon, venait d’éjaculer en moi.
    
    L’instant suivant, la réalité de ce qui s’était passé m’a frappée de plein fouet quand il s’est retiré, un filet de sperme poisseux s’écoulant de mon entrée. Je n’étais plus qu’un corps, nu, souillé, envahi par la semence de l’homme que je détestais, ce venin qu’il avait déposé en moi, l’ultime humiliation.
    
    Je me suis relevée, les membres lourds, comme anesthésiés. J’ai rassemblé mes vêtements en toute hâte, les doigts maladroits sur le tissu. Alors que je me rhabillais, j’ai senti du sperme couler le long de mes cuisses. La sensation était répugnante. J’évitais de croiser son regard, mon esprit refusant de traiter les mots qu’il me disait. Alors, je me suis dépêchée de fuir cet appartement, courant dans la nuit, les poumons en feu, le cœur battant la chamade.
    
    De retour chez moi, le sentiment de souillure était intense, une vague sombre et puissante. Je me suis précipitée sous la douche, l’eau chaude brûlant ma peau, essayant désespérément d’effacer cette sensation, cette marque indélébile que j’avais l’impression d’avoir sur le corps et sur l’âme. Chaque parcelle de mon épiderme semblait salie, et je frottais, encore et encore, avec une frénésie désespérée. La mousse glissait sur mon corps, emportant, pensais-je, le souvenir de cet acte, le goût de sa peau, cette putain de sensation d’avoir cédé à mon propre désir. Je voulais effacer chaque contact, chaque soupir, chaque souvenir. Je voulais retrouver ma pureté, ma ...
    ... dignité.
    
    Au matin, je me suis regardée dans le miroir. Des marques rouges, comme des griffures, sillonnent ma peau… Les traces de ses mains, de ses baisers, des souvenirs brûlants d’un acte de folie. Des marques de cette soumission inattendue, de cette perte de contrôle, comme si mon corps avait une mémoire propre. Je me sens sale, maculée, comme si la honte et le dégoût avaient pris racine dans ma chair. Et pourtant… il y a quelque chose de plus, une nuance, un contrepoint à cette désolation. Une étrange sensation de… vide rempli. Comme si, dans cette nuit de déraison et de douleur, j’avais retrouvé une partie de moi-même, une part enfouie sous des mois de rage et de deuil. Une part que je ne comprends pas encore. Une part qui me fait peur.
    
    Patrice est rentré plus tard, comme un fantôme dans la lumière de l’aube. Je n’arrivais toujours pas à dormir, mon corps était trop lourd, mais me voir ainsi n’a pas éveillé le moindre questionnement de sa part. J’ai cherché un réconfort, une présence amie. Mais pour lui, ce n’était qu’un signal. Un appel au sexe sans âme. Il me déshabillait du regard, et sa main s’est vite posée sur ma cuisse, comme sur un vulgaire bout de viande.
    
    Il s’est approché, sans la moindre tendresse, sans un regard, sans un mot. Ses gestes sur mon corps étaient brusques. Je me suis laissé aller au devoir conjugal, encore. J’étais épuisée, incapable de lui faire comprendre ce que je voulais vraiment. Et, comme d’habitude avec lui, il n’y avait rien. Aucun frisson, ...