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Le club des désespérés
Datte: 23/11/2025, Catégories: #société, #romantisme, #lieuderencontre, fh, gros(ses), hotel, amour, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... ensemble. Antoine hésite à lui expliquer que c’est une planète, le contraire d’une étoile, et puis il abandonne. Sofia est une poétesse et elle se moque de la vérité scientifique. Elle est blottie contre lui dans l’eau chaude et seul son petit museau dépasse. C’est beaucoup plus qu’il ne mérite. Finalement, ils se retrouvent dans leur chambre, une grande pièce doucement éclairée par des lampes de chaque côté du lit. Ils errent un peu, chacun de leur côté, puis Sofia se précipite sur son sac pour en sortir un gros cahier. — J’ai un truc à te lire spécialement pour ce moment. Tu veux bien ? Antoine regarde par la fenêtre. Il hésite encore, puis il se décide. Il se retourne vers Sofia, posée au milieu de la pièce, un peu ridicule avec son gros cahier, son chignon effondré et son collant qui plisse au genou et il lui prend le cahier des mains. — Pas maintenant, dit-il doucement. Il la pousse sur le lit et se couche sur elle. Il constate avec satisfaction que, malgré ses rondeurs, c’est lui le plus lourd et il l’écrase en sentant le plaisir monter en lui, une vieille sensation presque oubliée, mais qu’il reconnaît avec plaisir. Il la déshabille. Sa chair est blanche et molle et ça l’excite plutôt cette mollesse chaude et douce. Sofia a fermé les yeux et elle se laisse faire. Il ne sait pas ce qu’elle pense, mais il s’en fout en fait. Il la baise, c’est tout ce qu’il veut savoir. Quand elle est nue, il la caresse, il l’embrasse. Il sait donner du plaisir à une ...
... femme. C’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas. Sofia halète, puis elle gémit, puis elle jouit, sans retenue, ses yeux toujours hermétiquement fermés. Antoine se déshabille à son tour. Il bande très fort et c’est rassurant. En prison, il ne bandait plus et il se demandait si c’était définitif. Après, eh bien, il la prend, avec toute la puissance musculaire qui lui reste. Il la manipule, la change de position, et cela dure longtemps. Quand il atteint sa limite, il se vide comme une baudruche. Il se déverse en elle et pas seulement son sperme, mais aussi son âme. Il sent son cerveau se vider comme un abcès qu’on presse et, dans ses poumons, l’air vicié qu’il gardait depuis si longtemps s’échappe enfin. Pendant ce temps de petite mort, Sofia pleure, doucement, avec des grosses larmes chaudes. Elle pleure de bonheur parce qu’on ne lui avait jamais fait ça, parce qu’elle comprend enfin ce que c’est que le plaisir du sexe. Ils se parlent un peu, chacun pour rassurer l’autre, pour lui dire « oui oui, on a eu raison, tu vois, on est fait l’un pour l’autre », mais pas trop non plus, le silence est agréable quand on est bien installé contre le corps de l’autre, quand on ressent la fatigue de la journée et qu’on peut se laisser aller au repos. Pour finir, ils s’endorment, profondément, d’un sommeil sans rêves, enfin. Le matin est léger, facile. Un instant, ils se demandent s’ils n’ont pas rêvé, si l’autre a un aussi bon souvenir qu’eux de la soirée, mais oui, l’autre sourit ...