Un carré de coton entre nous
Datte: 07/09/2019,
Catégories:
ff,
f,
fbi,
amour,
dispute,
jeunes,
pied,
Masturbation
Oral
nopéné,
cadeau,
init,
Auteur: Calpurnia, Source: Revebebe
Lucie et Rosalie s’étaient rencontrées au cours d’un repas étudiant, convivial et sans façon, au cours duquel chacun apportait son repas et son humeur bonne ou mauvaise, et partageait tout cela avec la tablée de six ou sept personnes.
Lucie, petite brune de vingt-quatre ans, terminait ses études de lettres en se préparant au concours qui lui permettrait de devenir enseignante – ce qu’elle est actuellement. D’un physique assez ordinaire, elle ne cherchait pas à séduire les hommes, et cachait volontiers ses charmes sous de grands pull-overs informes. La gent masculine ayant plutôt tendance à la repousser qu’à l’attirer, elle décourageait toutes les avances et n’avait aucune expérience en matière de couple. Regardant celles et ceux qui se tenaient la main dans la rue, elle se disait que ce n’était pas pour elle, du moins pas pour le moment. Sa vie était centrée sur ses études et les livres qu’elle appréciait. Elle ne se trouvait pas belle et n’aimait pas son corps.
Rosalie n’avait que dix-neuf ans. Étudiante très brillante en mathématiques, elle n’avait aucune idée de son avenir professionnel. Ses yeux gris très profonds voire étranges qui semblaient scruter jusqu’au fond de l’âme, sa peau d’une blancheur extraordinaire, sa présence féminine dans un milieu essentiellement masculin, tout cela lui donnait un charme troublant et ravageur pour les cœurs qui croisaient sa route. Elle avait un passé sentimental assez fourni eut égard à sa jeunesse. Lorsqu’elle était de bonne ...
... humeur, elle disait rarement non à une proposition accompagnée d’un joli sourire, que ce soit de la part d’un garçon ou d’une fille, celles-ci ayant généralement sa préférence. Papillonnant de lèvres en lèvres et de bras en bras, ses relations duraient quelques mois tout au plus.
Dès que les regards se croisèrent, Lucie ressentit une violente émotion accompagnée d’un picotement dans le bas-ventre. Brutalement, elle se découvrit comme un être de chair fragile. Ses pensées furent alors occupées à plein temps par cette rencontre, au point de n’être plus capable d’effectuer une quelconque tâche nécessitant un peu d’attention. Elle échoua à ses examens, puis écrivit à l’élue de son cœur une lettre enflammée, rédigée avec soin, exprimant son désir avec délicatesse et sans trivialité. Trois jours après, sa destinatrice rappela pour convenir d’un rendez-vous dans un café.
En tête à tête, parlant pendant des heures, elles évoquèrent leurs projets, leurs centres d’intérêt. Les mains s’effleurèrent, se caressèrent, s’agrippèrent. Parfois il y eut des silences remplis d’émotion et ponctués de rires complices. Elles n’osèrent pas s’embrasser en public – craignant le jugement des autres, Lucie ne le voulut pas – mais les regards exprimaient tout aussi efficacement l’envie partagée d’aller plus loin dans cette relation.
Une nouvelle entrevue eut lieu le dimanche suivant dans l’appartement de l’aînée des deux jeunes femmes, qui savait cuisiner et avait mis les petits plats dans les ...