1. Le frotteur du métro


    Datte: 31/07/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds

    ... son tourmenteur ? De le dévisager dans les yeux ? De la lâcheté ou de la complaisance ? Chaque fois, je restais là, les bras ballants, et je le laissais se frotter contre moi. Je laissais ce type, un pervers, me toucher, me tripoter les fesses, les seins, et même la chatte, sans rien faire. J'avais encore envie de pleurer, de crier.
    
    « Bérengère, tu sais que tu peux me parler, tu peux tout me dire »
    
    Je lui ai asséné les mots suivants, souhaitant bouleverser Jacques, en lui racontant ce qu’un pervers m’avait fait, ce que je lui avais laissé me faire, pour montrer à mon mari que je n'étais pas digne de son amour.
    
    « Il a attrapé ma chatte aujourd'hui, tu comprends ? Il a glissé sa main dans mon pantalon, dans ma culotte. Il m’a prise. Il a mis deux doigts dans ma chatte, et il a exercé une forte pression sur mon clitoris. Je peux encore sentir sa main, cela me brûle encore. Il m’a doigté en me racontant des cochonneries. Il ne s’est pas arrêté. Il ne s’est jamais arrêté, il a continué jusqu’au bout, jusqu’à ce que je suffoque, à appuyer contre mon clito, comme s'il n'était pas sûr s'il voulait me faire du mal ou ... »
    
    « Te faire plaisir » a terminé Jacques pour moi.
    
    J’étais anéantie, rongée de honte maintenant. Je pouvais le sentir dans le torrent de mes larmes, roulant sur la peau écarlate de mes joues, dans la façon dont le bout de mes oreilles me brûlait, affolée par ma souillure et l’ampleur de mes péchés.
    
    « Oui »
    
    « Est-ce que ça t'a fait jouir ? Est-ce ...
    ... qu'il t'a faite jouir, Bérengère ? Quand il a frotté ton clitoris, dans ton pantalon, t'a-t-il suffisamment excitée pour que tu jouisses ? »
    
    Son air sérieux, son regard, la tension dans sa voix, tout cela m'a fait peur. Sa possible réaction, en apprenant la vérité me terrifiait, mais je n'avais jamais menti à Jacques, et je ne pouvais pas commencer à le faire maintenant. Il méritait de connaître la vérité, même si je n'étais pas prête à l'admettre. J’ai dégluti plusieurs fois avant de répondre.
    
    « Oui, c’est ça »
    
    « Alors, tu as eu un orgasme en te faisant doigter par un type dans une rame de métro bondée » a-t-il dit, la voix basse, presque rauque, en me fixant. « Tu as aimé ça. Te faire peloter en public. Tu es venue sur la main d'un pervers »
    
    Je me laissais tomber sur une chaise, et je cachais mon visage dans mes bras croisés, appuyés sur la table. J'étais une salope. Tellement monstrueuse. Je n’ai pas essayé de retenir Jacques en l’entendant partir, en grognant, en marmonnant des paroles inaudibles. Ça me faisait mal de l'entendre souffrir. Je me sentais rejetée, honnie, vilipendée. Je n'arrivais pas à croire que notre union, autrefois heureuse, s’effondrait. Mais encore une fois, bien sûr qu'il allait me quitter, après ce que je venais d’avouer. Quel mari serait heureux d’avoir une salope pour femme ?
    
    Je suis restée là, prostrée sur la table, mais des sons en provenance de notre chambre m’ont alertée. Des sons étranges, composés de froissements de tissus et ...
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