Le frotteur du métro
Datte: 31/07/2025,
Catégories:
Dans la zone rouge,
Auteur: Tamalou, Source: Hds
... l’intéresser, cela venait de moi. J’ai arrêté de porter des vêtements révélateurs, en pensant que mes courbes féminines l’attiraient comme le miel attire les abeilles. Je ne pouvais pas raboter mes fesses ni mes seins, alors j’ai troqué mes décolletés révélateurs contre des pulls amples, et mes jupes courtes et serrées par des jeans sans forme. Les soutien-gorge aussi, j’ai changé ceux qui étaient flatteurs par d’autres qui réduisaient mes seins ronds. J’ai réservé mes tenues sexy pour mes sorties en compagnie de mon mari, ce qui m’offrait l’avantage d’avoir un regain d’intérêt de mon homme. Jadis, le matin, au moment de partir travailler, pomponnée et maquillée comme une voiture volée, j’avais parfois dû subir l’assaut intempestif de mon chéri. Ce qui me mettait en retard et m’obligeait de courir jusqu’à mon travail.
J'ai aussi essayé de changer d'itinéraire, ou d’horaire. J'ai essayé le bus, j’ai panaché mes trajets entre le métro et le bus, je suis partie plus tôt, ou accompagnée d’une amie. Je le semais quelques jours, mais le gars finissait par me retrouver, et me faisait payer chèrement mes dérobades, me punissant en poussant l’obscénité et l’insolence jusqu’au paroxysme. Je me posais bien des questions sur la facilité qu’il avait à me retrouver. Je me demandais si quelqu’un le renseignait. Mais qui aurait pu m’en vouloir à ce point ? Et qui savait ? Je n’en parlais à personne, sauf à mon mari bien sûr, mais ça ne pouvait pas être lui.
Sans notre situation ...
... financière précaire, j'aurais cherché un autre emploi, mais de nous deux, j’avais le plus gros salaire, et je ne pouvais pas accepter n’importe quoi. Sans perspective favorable, j’étais obligée de subir et de patienter. Heureusement pour moi, Jacques était compréhensif et bienveillant. Je pouvais me défouler sur son épaule toujours indulgente. Si souvent, il m’a demandé de me soulager, de tout lui raconter, afin d’alléger ma peine. Parfois, des soirées entières, blotties dans ses bras affectueux, je lui narrais dans le détail toutes mes souffrances, mais aussi mes émois que ces gestes obscènes me procuraient.
Comme aujourd’hui. C’était le mari parfait.
« Et qu'est-ce que le policier a répondu ? »
« Qu'il ne pouvait rien faire. Il fallait le prendre en flagrant délit, ou des preuves. Il m’a demandé si j’avais reçu des jets de semence, s’il y avait eu pénétration, si j’avais des marques, des preuves à montrer à un médecin ? Il m’a dit qu’il ne pouvait pas mettre un policier derrière chaque femme qui se faisait importuner dans le métro. En gros, c’est bien dommage pour vous, ma petite dame, mais je n’y peux rien »
« Et tu n'as toujours pas réussi à voir son visage ? »
« Non » C’est là que j'arrêtais, car la honte m'envahissait.
« Je sais que c'est difficile pour toi, Bérengère. Tiens bon »
Mais ce n'était pas bon du tout ! Quel genre de femme n'a jamais essayé de retenir la main de celui qui remonte sa jupe ? Quel genre de femme n’a même jamais essayé d’identifier ...