Le frotteur du métro
Datte: 31/07/2025,
Catégories:
Dans la zone rouge,
Auteur: Tamalou, Source: Hds
... Je déteste les services de police » ai-je fini par exprimer, en rompant le contact physique.
« Mais non » gloussa Jacques. Il prit mes joues en coupe pour essuyer mes larmes.
« Ce sont des abrutis, incompétents et indifférents aux problèmes des gens. Des inutiles ! »
« Tu m’inquiètes, que t’es-t-il arrivé, mon amour ? »
C'était difficile pour moi d'en parler, surtout avec lui. Surtout pendant qu’il me caressait ainsi, comme si j'étais une personne si précieuse. J'ai repoussé ses mains de mon corps, et je me suis éloignée de lui. J’avais un poids sur l’estomac, comme une boule d’angoisse qui m’oppressait, et bloquait ma respiration. Jacques ne semblait pas se douter, pensant probablement que j'avais juste besoin d'un peu de distance, c'est tout. Parce que, même si j'appréciais ses caresses réconfortantes, je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir un peu honteuse, chaque fois que j’évoquais cela.
« Je suis allée signaler ce pervers » ai-je dit, en détestant le ton de ma voix basse. La honte que j’éprouvais, d’avoir été abusée, tourmentée, pelotée par ce satyre était la raison pour laquelle j'avais gardé cela secret si longtemps. C'était parce qu’une nouvelle souillure, ce matin, confirmant ma déchéance, similaire à la précédente, me fasse peur et m’oblige à en parler. Jacques avait insisté sur le fait qu'il n'y avait pas de quoi avoir honte, mais je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était malsain qu'un autre homme me touche, surtout parce que je suis une femme ...
... mariée.
« Qui c’est, toujours le même gars, dans le métro ? »
« Ouais »
« Raconte » La posture de Jacques changea immédiatement. J'avais toute son attention maintenant, avec l'expression de son visage tendu qui semblait boire mes paroles. Je n'arrivais à supporter l’intensité de son regard, et j’ai dû détourner mon regard pour lui raconter ma mésaventure.
« Il m'a encore pelotée aujourd'hui. Il a été encore plus brutal que d'habitude, en me tripotant partout, surtout là en bas, entre mes cuisses, devant et derrière »
« Ouais, sûrement parce qu'il ne t'avait pas attrapée depuis un moment. Il est toujours pire lorsque tu parviens à lui échapper pendant quelques jours. Il était en manque, il avait besoin de sa dose, en quelque sorte. Je suis désolé pour toi, Bérengère, cela devient vraiment difficile à supporter »
C'était aussi ce que j'avais remarqué, mais en entendant Jacques le dire à voix haute, je n'aimais pas ce que je ressentais. Il était clair que ce type, quel qu’il soit, m’avait choisie, et qu’il était obsédé par mon corps. Nous étions nombreuses dans le métro, et il me semblait que j’étais la seule à attirer ses attentions. Et je peux jurer que c'était indésirable. J'étais heureuse en ménage, Je n’avais pas besoin qu’un inconnu vienne me prêter autant d’attentions.
J'avais tout essayé pour échapper à ses poursuites. Naturellement, comme toutes les femmes dans ma situation, j’avais d’abord pensé que j’étais fautive. Puisque j’étais la seule à ...