-
0313 Encore des retrouvailles, et quelques dégâts collatéraux.
Datte: 14/04/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... pour cela qu’il m’a appelé hier soir. Pour partager cette bonne nouvelle avec moi. Et moi je n’étais pas là pour le féliciter, pour partager sa joie. Je m’en veux terriblement. « Je suis fier de toi ! Tu es content ? — Je suis fou… et très stressé. Si je me plante, je vais avoir l’air d’un con devant de milliers de gens ! — Tu ne te planteras pas. Félicitations, petit Loup ! Je penserai à toi pendant tout le match. Et surtout, tiens-moi au courant de comment ça s’est passé. » Le lendemain, samedi, je me sens fébrile dès le réveil. Je sais que pour Jérém c’est l’un des plus beaux jours de sa vie. Et je sais à quel point il appréhende ce premier match dans cette grande équipe. J’ai l’impression de ressentir son stress dans ma chair, dans mon cœur. Je voudrais être à Paris, pouvoir le soutenir, je voudrais être là pour m’assurer que tout se passe bien. Je sais bien que ma présence ne changerait rien, mais ça me rassurerait de pouvoir poser mes yeux sur lui et ne pas le quitter pendant 80 minutes. Si au moins le match pouvait passer à la télé ! Je compte les heures et les minutes avant 14 heures, moment du début du jeu. Je lui envoie un message en début de matinée : Bonne journée, champion ! Puis, un vers midi : Je pense à toi p’tit Loup ! Je suis tellement fier de toi ! Mais aucune réponse ne vient de sa part. Il doit être occupé et stressé, il ne doit même pas penser à regarder son téléphone qu’il a dû laisser au vestiaire. Lorsque l’heure fatidique ...
... arrive, j’envoie un dernier message : Tu vas gagner ! Je vis les deux heures du match comme en apnée, comptant chaque minute, m’imaginant son état d’esprit. J’espère vraiment que ça va bien se passer. Après le demi-échec de la saison au Racing, mon Jérém a besoin d’être rassuré. Vers 16h30, une heure à laquelle je me dis que le match doit être vraisemblablement terminé, je lui envoie un nouveau SMS : Alors, comment ça s’est passé ? Appelle-moi ! Je guette les émissions sportives du soir, et je finis par tomber sur des images du match du Stade Français. Et je finis par tomber sur les premières images de mon Jérém à la télé. Le passage montre une action que mon bobrun va parachever en toute beauté, car il marque un essai. « Un bel essai de Jérémie Tommasi dont c’est le tout premier match en Top 15 » commente la voix off. Dans le plan suivant, il est face aux poteaux, et il s’apprête à tenter de transformer l’essai. Son regard rivé sur le ballon est concentré comme un laser. Tout autour, le stade vibre comme un tremblement de terre. Pendant une fraction de seconde, la caméra fait un magnifique premier plan sur son beau visage de mec, un visage portant des traces de terre et de transpiration. Mon Jérém a bien mouillé le maillot. Le bel ailier fonce sur le ballon, le tape avec une belle puissance. Mais le ballon ovale rate son rendez-vous avec les poteaux. « Petite déception pour cette transformation ratée, mais nous parions que nous allons souvent entendre parler ...