-
0313 Encore des retrouvailles, et quelques dégâts collatéraux.
Datte: 14/04/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... de ce poulain à l’avenir !»Sa joie après avoir marqué faisait plaisir à voir, tout comme sa déception de ne pas avoir réussi à transformer l’essai est touchante. Je lui envoie un SMS dans la foulée : Bel essai, champion ! Pendant toute la soirée, j’attends un signe de sa part. A minuit, je me couche sans que ce signe ne soit venu. La troisième mi-temps, sans doute, peut-être la quatrième… Ce n’est que le lendemain matin au réveil que je retrouve un SMS de mon bobrun : Merciiiiiiiii !!! Puis, vers 10h30, mon portable se met à sonner. « Hey, p’tit Loup ! je fais, en décrochant. — Salut Ourson ! »Ce petit mot me fait toujours autant d’effet. « Alors, bien le match ? — Plus que ça ! Génial ! — Comment t’as su pour mon essai ? — Je n’ai pas su… je l’ai vu ! — A la téloche ? — Oui, dans une émission…— J’ai marqué un essai, mais je n’ai pas pu le transformer…— Mais c’est déjà pas mal, non, pour ton premier match ! — Peut faire mieux ! — Je suis sûr que tu as très bien joué ! — C’est le coach qui m’a dit ça, "peut faire mieux"— Je suis sûr qu’il dit ça pour te pousser, mais il doit être content de toi…— En fait, il a dit exactement "pas mal du tout, mais peut encore mieux faire"…— Tu vois ? J’étais sûr que tu avais fait sensation ! — C’est la chance du débutant ! — Non, c’est de la graine de grand joueur ! » Je rappelle Jérém dès le lundi soir. J’ai besoin de sentir sa voix. J’ai besoin de savoir si la complicité que nous avons ...
... retrouvée grâce à la liesse provoquée par la réussite de son premier match en championnat est toujours là ou bien si la distance que je ressens entre nous depuis le retour du week-end à Campan demeure. J’ai besoin d’être rassuré. Jérém me manque terriblement, et j’ai toujours peur de le perdre. « Je vais enfin avoir mon nouvel appart, il m’annonce. J’emménage ce week-end ! — C’est super ! — Tu as besoin d’aide ? je lui propose, sans penser une seule seconde que le week-end j’ai un impératif familial auquel je ne pourrais pas me soustraire. — Non, c’est gentil, mais je vais me débrouiller. — Il me tarde de te revoir et de découvrir ton nouvel appart ! — Doucement, laisse-moi m’installer d’abord ! » J’ai terriblement envie d’aller le rejoindre, de le revoir. Car il me manque beaucoup. J’ai envie de le féliciter pour ses exploits, de le prendre dans mes bras, de faire l’amour avec lui, de dormir avec lui, de me réveiller avec lui. La semaine avance et il ne se passe pas un jour sans que je pense à Ruben, et à la peine que je lui ai faite. Je sais que lui dire la vérité était la meilleure chose à faire, mais je me sens toujours mal. Parfois, j’ai envie de lui envoyer un message ou de l’appeler pour prendre des nouvelles. Mais je ne sais pas si c’est une bonne idée, et j’y renonce. J’appelle un ami commun pour savoir comment va le petit poitevin. Il m’apprend que depuis quelques jours il sèche les cours et qu’il ne veut voir personne. Je lui ai vraiment fait ...