1. 0313 Encore des retrouvailles, et quelques dégâts collatéraux.


    Datte: 14/04/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... photos que j’avais prises lors de notre premier séjour à Campan. Je retrouve Jérém en train de brosser Unico. Jérém à cheval. Jérém en mode nature, en mode montagne, le bogoss sans artifices. Simplement et naturellement beau, comme une évidence.
    
    Dans un cliché pris pendant la première soirée au relais de l’asso de cavaliers. Jérém est à côté de Charlène. Son sourire est magnifique.
    
    Encore Jérém à cheval, sexy à mourir, qui regarde l’appareil, et celui qui a pris la photo (moi, en l’occurrence) d’un regard doux et touchant.
    
    Et puis, il y LA photo qui me tire les larmes à chaque fois que je feuillette cette série. Jérém et moi, à cheval, l’un à côté de l’autre. En bas de la photo, les oreilles d’Unico et de Tequila. Notre toute première photo ensemble. Et en plus, elle est très belle. La lumière est époustouflante, les couleurs splendides, la mise au point parfaite. C’est la plus belle de toutes. Jérém est souriant, il a l’air vraiment bien. Et moi, je suis fou de bonheur. C’était le plus beau moment de ma vie. Ça transpire de la photo, ça crève les yeux. En plus, Charlène n’en a pas fait qu’une, elle en a fait trois, comme pour bien immortaliser ce moment spécial. Trois photos, identiques à quelques détails près, comme des variations sur un même thème de bonheur absolu.
    
    J’ai envie de pleurer. Et je pleure. Ma nostalgie, mon inquiétude, ma peur de le perdre.
    
    Je l’appelle, je tombe sur son répondeur. Et mon inquiétude ne fait que grandir.
    
    Le soir vient sans ...
    ... que j’aie reçu le moindre signe de la part de Ruben. Dans mon esprit lesté de culpabilité, une certitude s’installe au fil des heures : clairement, il me fait la tête. Assurément, il se doute de quelque chose. Plus les heures passent, plus mon malaise devient insistant. Je l’appelle, il ne décroche pas.
    
    Le même soir, Denis et Albert m’invitent à manger chez eux.
    
    « Alors, ce week-end à Toulouse ? me questionne ce dernier pendant l’apéro.
    
    — Ton père te fait toujours la gueule ? enchaîne Denis.
    
    — Oui, toujours.
    
    — Tu as bien dû te faire chier pendant le week-end, alors !
    
    — Non, ça va.
    
    — Il devait te tarder de rentrer à Bordeaux pour retrouver ton camarade Ruben…— Un peu…— Tu me pardonneras mon indiscrétion, jeune homme, fait Albert, le regard toujours fripon malgré le grand âge, mais ce Ruben, c’est plus qu’un pote, ou je me trompe ?
    
    — Non, vous vous ne trompez pas.
    
    — Si tu m’avais dit le contraire, je ne t’aurais pas cru, de toute façon ! Il te regarde comme un Dieu, il est fou de toi !
    
    — Et que devient-il le beau rugbyman Jérémie ? enchaîne Denis.
    
    — Il va bien. Il a été recruté par le Stade Français.
    
    — Eh bien, ça c’est une grande nouvelle ! Et tu le vois toujours ?
    
    — Plus ou moins.
    
    — Comment ça ?
    
    — Bon, je vais vous dire la vérité.
    
    — Je sens que ça va devenir croustillant ! » fait Albert, un petit sourire malicieux au coin des lèvres.
    
    Un sourire qui, pour peu, lui ôterait bien une cinquantaine d’années.
    
    « Ce week-end, je suis ...
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