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0313 Encore des retrouvailles, et quelques dégâts collatéraux.
Datte: 14/04/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
Le lendemain de mon week-end à Campan, le voyage vers Bordeaux est particulièrement pénible. La solitude est propice aux cogitations, à la culpabilité. L’idée d’avoir trompé Ruben me prend la tête. Le pire, c’est que je ne regrette pas. Si c’était à refaire, je ne changerais rien. Qu’est-ce que j’ai aimé retrouver Jérém, alors que j’avais commencé à croire que c’était fini entre nous pour de bon ! J’ai aussi apprécié retrouver Thibault. Et avec Thibault et Jérém, découvrir cette intimité, cette sensualité, ce bonheur inattendu mais intense découlant d’un équilibre parfait entre amitié, désir, plaisir, tendresse et bienveillance que j’ai ressenti pendant cette nuit magique. J’aime Jérém, plus que tout. C’est lui l’amour de ma vie. Mais j’aime aussi Thibault, car ce garçon est un ange. Et j’aime Ruben, parce que sa présence égaye mon quotidien, parce que son amour me fait du bien. J’aime chacun de ces garçons d’une façon différente, mais chacun d’une façon bien réelle. En fait, ce qui me prend la tête, ce n’est pas tant ce qui s’est passé ce week-end. Ce sont plutôt les conséquences que cela peut entraîner. J’ai peur de faire souffrir Ruben. Je me demande comment je vais le retrouver après l’avoir laissé deux jours sans nouvelles. Et surtout, après que mon cœur a recommencé à battre très fort pour l’amour, pour l’homme de ma vie. Mais en amont de tout cela, il y a une tout autre question qui me taraude l’esprit. Comment va être la suite de ma relation avec ...
... Jérém ? J’arrive à Bordeaux le mardi vers midi. Ruben doit être en cours. Je lui envoie un message pour lui dire que je suis rentré et que j’ai envie de le voir. Oui, j’ai envie de le voir. Tout en redoutant ces retrouvailles. Je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre, mais il faut que je lui dise la vérité. Je ne peux pas continuer à lui mentir, alors que Jérém est revenu dans ma vie. Pendant mes cours de l’après-midi, je guette mon téléphone dans l’attente d’une réponse du petit poitevin. Mais rien ne vient. Après la fin des cours, j’amène mon rouleau de négatifs à développer. Je suis très impatient de découvrir le résultat. En rentrant chez moi, je ressors les photos que Thibault m’avait données un jour. Je retrouve Jérém assis sur la pelouse de la prairie des Filtres à Toulouse, le buste soutenu par ses bras tendus derrière son dos et ses mains posées à plat sur le sol. Il est habillé d’un simple jeans et d’une chemise à carreaux noirs et blancs, les manches retroussées, ouverte sur un t-shirt blanc sur lequel sa chaînette de mec est négligemment abandonnée, le regard ténébreux. Je retrouve également Jérém en maillot de rugby, beau comme un Dieu. Et je retrouve ma préférée, mon bobrun sur la plage, torse nu, le bronzage ajoutant des couleurs à sa peau mate, la lumière du soleil mettant en valeur et en relief la musculature parfaite de son corps. Sur ces trois photos Jérém est plus jeune mais déjà tellement sexy. Je feuillette également les ...