1. Cœur de cible


    Datte: 05/03/2025, Catégories: f, fh, ff, amouroman, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... moi-même, histoire de faire voleter ma jupe au plus haut.
    
    Olivier a un regard étrange en finissant son second expresso. Il se lève, contourne la table de salon, s’approche de moi en me détaillant ostensiblement de la tête au pied et… lycée de Versailles. Il fronce les sourcils, plisse ses yeux, hoche la tête. Il pose sa main sur ma joue. Je frissonne, ferme les yeux une seconde.
    
    — Dis-moi, c’est bien toi qui as initié les recherches sur Elina. Mais pourquoi ? Jalouse ? Mais non bien sûr, suis-je sot, tu voulais juste protéger ton vieux pote des agissements d’une sorcière de l’Est ?
    — Ben…
    
    Il sourit !
    
    — Vas-y félonne, avoue ! C’était quoi exactement tes intentions l’autre soir en te pointant avec cette robe… cette robe super hypra sexy genre « si tu ne me violes pas, j’te les coupe » ?
    
    Comme je ne réponds pas, il enchaîne :
    
    — Ne me dis pas que tu étais venue avec l’intention de te taper ton trop gentil vieux pote timide ? C’était quoi ton programme : écarter, attends que je mecommémore, écarter tes « cuisses de grenouilles » et te faire suçoter la « perle dans son jus » ? Heu… bon, excuse-moi, tu comprendras que je fasse l’impasse sur les « pamplemousses » vu que…
    
    Hey ! Cette aventure aurait-elle fait grandir le bonhomme ? L’aurait-elle déniaisé, affranchi, libéré, la tsarine ? Olivier, capable de parler sans détour, crûment, sans circonvolutionner à l’infini ! Unbelievable !
    
    Et là, sans crier gare, sans tambour ni trompette, il m’embrasse ! Bingo ! ...
    ... Il s’empare du frémissant coquelicot rouge de ma bouche : un petit bisou, du bout des lèvres. D’abord. Un deuxième, plus appuyé. Un énorme baiser ensuite, une galoche de compète aussi. Étourdissant, asphyxiant.
    
    Gentil pelotage des agrumes :
    
    — J’adore tes mandarines, me souffle-t-il.
    
    J’ai les genoux castagnettes, je tremble de tout mon corps. Je vais m’effondrer ! Heureusement, il me passe un bras sous les fesses, me soulève. Je m’accroche à son cou comme à une bouée du Titanic.
    
    Olivier me dépose doucement sur le lit, je comate à moitié. Lui se déshabille vitesse grand V. Il est nu, s’allonge à mon côté. Il m’effeuille savamment, mon chemisier baille, ma jupe vole dans les airs, mon slip suit la même asymptote gracieuse.
    
    Docteur Olive, il y a urgence, je tachycarde, je défibrille ! Respiration artificielle, please, massage cardiaque !
    
    Il doit lire dans mes pensées le bougre : son souffle m’oxygène, ses mains massent mes seins. Oh ce n’est pas un massage vigoureux ! Des caresses, des effleurements et le résultat est là : des flots d’adrénaline se déversent dans mes veines, tonifient mon corps, calcinent mes synapses. Comme un flambeau enduit de poix, je brûle, brûle d’une impatience douloureusement contenue, je brûle de désir, brûle et me consume sous ses caresses, horripilantes papouilles qui tendent mes seins, exaspèrent mes tétons dressés. D’Invincibles Armadas déferlent en houles ravageuses vers ma combe ravinée submergée de miel incandescent. Princesse ...
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