1. Cœur de cible


    Datte: 05/03/2025, Catégories: f, fh, ff, amouroman, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... d’attouchements précis entre nous. Une ou deux batailles de polochons qui se sont terminées au corps à corps au cours de week-ends entre amis, quelques attouchements furtifs à la piscine, une main sur l’épaule au cours de ballades, j’ai beau chercher, je ne trouve rien de très marquant. Mis à part un petit gag : il y a peu, nous étions ensemble à la librairie à fouiner dans les rayons. Nous étions dos à dos dans une allée étroite, lorsque brusquement nous nous sommes retournés l’un vers l’autre : emporté par le mouvement, Olivier m’a proprement plaqué la main sur le sein droit ! Instantanément, je l’ai vu rougir, devenir écarlate tant il était confus de sa maladresse indiscrète.
    
    Nos relations ont toujours été effectivement limitées à une réelle et profonde amitié. Notre rencontre date du lycée où nous nous sommes retrouvés dans la même classe de seconde. Depuis, nous nous sommes toujours fréquentés, avec plus ou moins de constance. Nos aventures réciproques, nos amours plus ou moins volages ont entraîné des parenthèses variablement prolongées. Le hasard a voulu que jamais nous ne soyons libres en même temps. Jusqu’il y a un an environ. Et pour être franche, notre amitié est vraiment réelle depuis là. Le copinage s’est transformé en amitié, avec tout ce que cela sous-entend d’intimité et de franchise.
    
    « Vous formez pourtant un couple magnifique… et vous êtes célibataires l’un et l’autre ! Entre nous, je ne vous comprends pas ! »
    
    La phrase de Machin tourne dans ma ...
    ... tête. C’est vrai que nous ferions un beau couple. Olivier, grand brun ténébreux, la peau éternellement hâlée, des yeux clairs très perçants, et comme disait Sylvie Joly,beau comme corps aussi. Un corps de basketteur, musclé sans excès, bien proportionné. Un visage carré, fort, une petite fossette au menton, un mec quoi, style baroudeur casse-cou, ce qu’il n’est absolument pas. Mais le genre de mecs qui fait facilement craquer les minettes. Ou plutôtferait, car sa timidité excessive, presque maladive, lui a fait rater pas mal d’occases. Si la fille ne lui saute pas au cou sans détour, il est incapable de faire le premier pas. Ahurissant comme ce gars, carré et indéboulonnable dans le boulot, perd tous ses moyens dès qu’un jupon intéressant croise son chemin.
    
    De mon côté, je n’ai pas à rougir. Longtemps complexée par ma taille, 1,79 m, mon entrée dans le monde du travail m’a donné de l’assurance. Châtain, tignasse bouclée qui tombe en cascade jusqu’au milieu du dos, j’ai hérité des yeux verts de ma mère, de son nez très légèrement en trompette ; de mon père, une petite bouche aux lèvres fines, bien ourlées, et des pommettes hautes. Un visage oblong aux traits fins et une peau de pêche, délicate et lumineuse. Si vous ajoutez à cela des jambes interminables, des hanches étroites et un ventre plat, vous comprendrez que pas mal de têtes se retournent sur mon passage. Mes seins ? D’accord, léger bémol ! Un petit 90 C, rien d’extravagant certes, mais au moins ils ne tombent pas. J’ai ...
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