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Truckers 5
Datte: 04/03/2025, Catégories: fhhh, totalsexe, occasion, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe
Résumé des épisodes précédents : Bye, bye crocodile. Quel est donc le remède à la colère ? Lorsque pour ses obligations professionnelles, Marc-Antoine me quitte durant quelques jours ou quelques semaines, alors vous le savez, une forme vaporeuse de désarroi m’étreint. Mon goût pour l’escapade s’étiole quelque peu. Mon corps ne s’irrigue plus de la pointe captieuse de l’interdit, ou plus justement de la bravade. Alors nonchalante, affalée, je lambine, du canapé au lit. De la chilienne, si le soleil est là à la véranda les jours moins clairs, je tournicote dans mon patio. Je vais courir, mais sans entrain. Rien d’autre n’occupe mon esprit et rien ne rend mon corps mobile et animé. Est-ce à dire que Marc-An serait le vecteur, le trait d’unionsine qua non du désir qui me pousse ailleurs, hors de lui, vers la salacité et le bas fond ? Je ne sais le dire, pas plus l’analyser. Ceci n’est pas mon rayon. Le réel est ce qui me va. Épidermes, corps et membres suintants, grâce et disgrâce me rendent plus à la vie que le divan d’un psychanalyste. Albane qui est en analyse depuis des milliers d’années n’est pas de cet avis, mais son tracas est d’un autre ordre. Je n’ai pas par nature ou par éducation, associé à l’acte licencieux les tourments de la conscience. Autrement dit, tout du sexe me contente et me rend à une forme primaire d’enjouement. Mais revenons à mon spleen, et passons sur celui-ci un mouchoir, car précisément Marc vient de me joindre. « Aéroport CDG à ...
... 21 h », me textote-il. Oups ! Quelque chose soudainement me tonifie. Et pour tout dire, je pense au sexe de Marc-An et j’en ai envie. Nous faisions joliment l’amour à l’hôtel parfois. Marc-An est bien le seul homme à me faire l’amour et je lui en rends grâce. Parfois, mon corps en a besoin. Vous le savez, vous qui fûtes mes hôtes sans doute, je suis hospitalière à souhait, mon corps est un objet que vous malmenez, que vous avilissez, que vous cinglez. J’aime que vous le fassiez, oui, vraiment, j’aime. Mais ce que je donne à Marc-An ne vous sera pas offert. Non. Je suggère à Marc une nuit au Mercure, « le Hilton », répond-il. Jolie perspective. Je suis électrique. Souliers, lesquels ? Robe, jupe, bas, collants ? Dilemme, que fais-tu de nous ? Nos indécisions sont de luxueux tourments. Marc est conforme à l’idée que l’on se fait d’un fils de famille. Alors pour lui, robe droite, chemisier cintré blanc, collant chair, souliers Crocodile Louboutin. Foulard porté au front, chevelure lâche, blush discret, doigts manucurés, lèvres peintes. Je pourrais être là, prête, disponible comme une épouse. Un soir, une nuit. Vertueuse et honorée par l’homme qui m’accompagne. Je pars. Le ciel est bas, mais l’air véhicule une agréable tiédeur. Je traverse la capitale dans ma Mini-Cooper et ce soir, j’ai plaisir à le faire. Je pense à Marc-Antoine et cela, oui, me ravit. Sans mal, en relativisant toutefois le trafic parisien habituel, j’arrive à Charles de Gaulle. Je suis ...