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Libérations
Datte: 30/01/2025, Catégories: fh, enceinte, pénétratio, nonéro, Auteur: Loaou, Source: Revebebe
... apprend à se battre pour survivre. De toute façon, il n’y a pas la place pour deux, ici, constate-t-il en indiquant le lit de la main. — Je vous laisserai le lit, je dormirai par terre. — N’importe quoi ! Vous vous êtes vue ? — Je sais : moche, affreuse. — J’ai pas dit ça et c’est faux. Je dis qu’il est hors de question que je vous laisse dormir par terre dans votre état. — Alors je me mettrai tout au bord, vous aurez l’autre côté. Ce ne sera pas la première fois que je le partage. — Dans le même lit ? Vous n’avez pas peur que… — J’ai peur que d’une chose : de me rater et d’avoir trop mal. De toute façon, je ferais peur même à un singe. — Arrêtez ces conneries. Vous êtes belle. Vous êtes enceinte et belle ainsi, surtout quand vous ne pleurez pas. Mais si vous voulez que je reste, il va falloir ranger tout ce merdier. Il fait un large cercle de la main et ajoute : — Vous avez de quoi manger ? Pour deux ? — Un peu. — Où est-ce que je peux trouver à ravitailler ? — Au mini-casino, à trois rues, à droite en sortant. — J’y vais, commencez à ranger. Si vous n’avez pas bougé quand je reviens, je me casse avec les provisions. Et vous ne déconnez pas avant mon retour, hein ? — Vous reviendrez ? demande-t-elle avec anxiété. — Oui, promis. — Merci, fait-elle avec un sourire qui tient plus de la grimace. — Et vous, vous promettez de ranger sans faire de bêtise ? — Je… promets, lâche-t-elle comme à regret. Il se lève et, une fois la porte ouverte, se retourne ...
... pour la regarder. Elle s’en rend compte et s’assoit au bord du clic-clac, se lève en soupirant, ramasse la tasse sale et va à l’évier. Quand elle traverse le rayon de soleil, sa chevelure flamboie une seconde. La luminosité efface son visage tiré, ne laisse apparaître que sa silhouette, qui n’a vraiment rien de moche ou d’affreux. Il doit se secouer pour bouger vers le palier alors qu’il a envie de la rejoindre et de l’enlacer, de poser ses mains sur les rondeurs qui se sont découpées un instant à contre-jour. Il hésite à prendre son sac, mais il ne contient rien d’important. Le vieil ordinateur portable, qui était encore « acceptable » il y a deux ans, ne vaut plus grand-chose et son contenu est tout aussi insignifiant. Ses papiers sont sur lui, tous ses documents importants sont sur le cloud, le reste n’a aucun intérêt. Il tire la porte et part faire les courses. * * * Une demi-heure plus tard, il est de retour avec un grand sac à un euro contenant de quoi les sustenter largement jusqu’au lendemain. Quelques extra, aussi, dont il rêve depuis trop longtemps : deux canettes de bière, une petite boîte de « café crème » soluble, quatre tomates presque trop mûres, deux pêches, de l’ananas frais en tranche, des viennoiseries, du fromage, deux barquettes « traiteur ». Il monte assez rapidement les vieux escaliers qui forment un vaste ovale entre chaque palier, poussé par l’impériosité d’un besoin de plus en plus urgent. Arrivé au dernier étage, il se précipite dans les ...