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Elsa
Datte: 22/01/2025, Catégories: fh, hplusag, amour, mélo, portrait, amouroman, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... tenues, champagne, chandelles, foie gras et ton fabuleux pot-au-feu de la mer confectionné rien que pour moi. — Tout ce que vous voulez, Docteur. Mais je veux être le premier à vous avoir comme médecin référent. — Promis, je prendrai tout particulièrement soin de ta santé, car je veux te garder très, très longtemps. Je retrouve dans une housse le smoking que j’avais acheté pour le mariage de ses parents. Assez content, il me serre un peu, mais je rentre encore dedans. Elle apparaît, oui c’est une apparition, dans un fourreau aux impressions de malachite, allant du noir au blanc en passant par toutes les teintes du vert profond de cette pierre. Ses cheveux sont attachés au sommet du crâne et retombent en cascades de boucles dorées. Elle a juste étiré ses yeux d’un trait de crayon et posé un peu de gloss sur ses lèvres. Mon Dieu qu’elle est belle, plus que cela, étourdissante, autre, une femme inconnue. Une fois de plus je la redécouvre, altière et rayonnante dans cet étui de satin fendu jusqu’à l’aine et dos-nu jusqu’à la naissance des fesses. Le champagne le plus cher que j’ai trouvé, foie gras aux figues et super pot-au-feu enrichi de grosses gambas bretonnes et de vraies lamelles de truffe dans la sauce. Elle adore, elle s’empiffre, les chandelles et l’alcool font scintiller ses yeux assortis à son vêtement, ou l’inverse. Après le mendiant de chèvre sur mesclun de romaine et la tarte Tatin sous boule de glace à la vraie vanille Bourbon, je lui offre son cadeau, ...
... pâle parure de bijoux pour une femme qui n’en a nul besoin. Elle essuie gracieusement une larme au coin de ses paupières et vient m’embrasser les joues intensément. Elle s’interrompt soudain pour mettre un CD de slows et m’invite à danser. Sa longue et svelte silhouette adhère à mon corps comme un scratch, ses avant-bras sur mes épaules, ses yeux dans les miens. Mes mains trouvent une hanche couverte et la peau de son dos, si douce, si chaude, si nue. « Nights in white satin » chantent merveilleusement les Moody Blues, un enregistrement public d’une quinzaine d’années avec un philharmonique. Elle colle sa divine poitrine sur la mienne et murmure à mon oreille : — Normalement, sur le solo de flûte, le Monsieur offre un gros vrai baiser profond à la Dame. Le solo passe, mais je ne fais rien, je ne veux rien faire. Pourtant si, je bande fort et dur. Et elle le sent bien. Et elle en joue avec son bassin. — M’en fous, poursuit-elle, j’ai mis sur « Repeat », ce sera au prochain tour de manège… Final aux violons et cuivres et le bazar repart à zéro. Prestement, elle lève les bras et détache derrière sa tête le tour de cou de sa robe. Tout le haut choit d’un coup et en deux déhanchements le bas s’affaisse aussi, elle envoie voler loin le fourreau d’un battement de pied. Nue, intégralement nue sauf ses bijoux et ses escarpins. Mais au lieu de revenir se coller à moi, elle se met à danser en gestes lents de rock, me tenant juste une main, pour que je la vois bien, que je la ...