1. Le premier mai, je fais ce qu'il me plaît.


    Datte: 15/12/2024, Catégories: fh, frousses, fête, portrait, Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe

    ... souvent à renflouer la trésorerie défaillante de l’entreprise.
    
    Il me fallait donc trouver de nouveaux marchés pour écouler les produits confectionnés par la dernière fabrique de boules à neige de la région.
    
    C’est lors d’un séjour à Paris, après quelques promenades dans les quartiers touristiques de la capitale, que me vint l’idée saugrenue de contacter des sociétés africaines d’import-export pour leur vendre une partie de ma production. J’avais en effet constaté que la majorité des revendeurs à la sauvette qui proposent ces jolis objets de décoration mettant en valeur des miniatures du Sacré-Cœur ou de l’Arc de Triomphe dans un joli écrin de plastique rempli de liquide trouble, étaient d’origine subsaharienne.
    
    Ma prospection ne fut pas totalement vaine, car je finis par rencontrer un riche homme d’affaires ivoirien qui sembla fort intéressé par les produits de ma société après que je lui ai vanté les avantages du made in France sur la piètre qualité de la concurrence asiatique.
    
    L’affaire semblait si bien engagée que je décidai d’inviter ce personnage haut en couleurs, prénommé Félicien, à passer un week-end dans le manoir familial. J’espérais que cette marque de considération constituerait l’élément déclencheur d’une juteuse commande pour mon entreprise.
    
    Et effectivement, Félicien apprécia son séjour au-delà de mes attentes, n’hésitant pas à profiter de manière fort peu conventionnelle de l’accueil extrêmement chaleureux de la maîtresse de maison. À tel point ...
    ... que deux mois plus tard, Agnès me quittait pour suivre Félicien et partager sa vie entre Paris et Abidjan en emmenant dans ses bagages, Bénédicte, notre fille cadette.
    
    Comble d’infortune, mon usine ne vit évidemment jamais arriver la moindre commande de la société du nouveau compagnon d’Agnès.
    
    La mère de Charles partie, une fois le délai imposé par la bienséance écoulé, j’eus diverses occasions de croiser quelques vieilles filles et d’autres, certes plus jeunes mais tout autant dénuées de charme, que les notables de la région s’évertuaient à me présenter. Mais aucune de ces tentatives destinées à me recaser ne fut couronnée de succès.
    
    Jusqu’au jour où je rencontrai Audrey, que je finis par épouser, au grand dam de mon frère, peu de temps après que Charles eut fêté ses dix-sept ans.
    
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    Depuis que les événements récents ont, par la force des choses, fait de moi un néo-célibataire, je n’ai guère le cœur à regagner chaque soir ma grande demeure, que j’ai en outre dû largement hypothéquer pour combler une partie des dettes de l’entreprise. N’ayant rien de mieux à faire ailleurs, je traîne au bureau pour traiter les affaires courantes et préparer une liquidation judiciaire qui semble de plus en plus inéluctable. Une partie non négligeable de mes journées se passe en négociations avec mes créanciers et les représentants d’un repreneur éventuel qui aimerait récupérer le domaine et ses bâtiments en brique pour en faire un luxueux complexe hôtelier avec spa, piscine et ...
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