1. L'essayer, c'est l'adopter


    Datte: 05/12/2024, Catégories: fh, couleurs, asie, amour, mélo, rencontre, amouroman, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... vous semble. Vous disposez de trois chambres, vous pouvez donc recevoir.
    — Ah merci, c’est formidable. Mais, pardon d’être curieuse, vous vivez seul dans cette grande maison ?
    — Actuellement oui. Peut-être qu’un jour je le serai moins, si j’ai le temps d’y penser…
    — Vous savez, je ne suis pas mauvaise cuisinière, n’est-ce pas Jacques, et si vous le souhaitez…
    — Voilà une très bonne idée, Madame.
    — Appelez-moi Madeleine.
    — Eh bien, Madeleine, d’accord, à condition que vous me prépariez des produits bios et frais. Pas de plats surgelés, des choses simples et de saison, pas de plats en sauce… J’ai suffisamment de repas chargés par obligation de travail.
    — Ne vous inquiétez pas, je comprends. Jacques fera pousser des légumes, n’est-ce pas Jacques ? et je ferai pour vous comme pour nous, juste une part en plus.
    — Alors comme ça, c’est parfait.
    
    Je pris une journée pour aller faire les courses avec eux. Un jeu complet de machines par niveau pour Madeleine, pour lui éviter d’avoir à porter ces matériels lourds dans les étages. Puis Jacques choisit son matériel, gros tracteur, tronçonneuse, taille-haies, etc. Quand le décompte arriva, il sortit de sa réserve :
    
    — Avec ce qu’on vous prend, vous pourriez faire un geste, non ?
    — Oui, bien sûr Monsieur. Je vais vous faire une remise exceptionnelle de cinq pour cent.
    — Allez, venez, on va voir ailleurs, me dit-il d’une voix courroucée en se levant de sa chaise.
    — Mais, Monsieur, Messieurs, attendez… Je vais chercher le ...
    ... patron…
    — Laissez-moi faire, me chuchota-t-il tandis que le patron accourait.
    — Messieurs ? Il y a un problème, me dit-on ? Vous n’êtes pas satisfaits de nos prix ?
    — Monsieur, je suis paysagiste de profession. Je connais les prix que vous faites aux entreprises. Ce n’est pas parce que j’achète aujourd’hui en tant que particulier que je vais me faire entuber !
    — Euh… Certainement, Monsieur. Si vous voulez bien venir dans mon bureau…
    
    Nous le suivîmes. Évidemment, lorsque l’on fait trente pour cent de marge avec les particuliers et seulement cinq avec les professionnels, l’écart est important. Merci Jacques.
    
    — Tous des voyous, bougonna-t-il en sortant.
    
    ooo00O00ooo
    
    J’ai gardé mon ancien appartement en ville, dans lequel je dors la semaine. C’est donc le vendredi soir que les pneus de ma Jaguar crissent délicieusement sur le gravillon fraîchement étalé par Jacques. Je croyais la maison propre, je suis surpris de la trouver étincelante. Tout brille et sent bon le frais, le propre. Un bouquet de roses est disposé dans l’entrée. Madeleine m’attend en cuisine où ça sent également très bon.
    
    — Vous souhaitez dîner où, Monsieur ? Je ne savais pas où dresser le couvert…
    — Ici, ça me va bien. Je vais faire installer une télé.
    — Bonne idée. Je pourrai la regarder en cuisinant, si vous voulez bien.
    — Pas de problème, c’est votre domaine, Madeleine.
    — Vous savez, j’ai fait le plus gros cette semaine.
    — J’ai vu, c’est resplendissant.
    — Merci, Monsieur. Mais…
    — Mais quoi ...
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