1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... bêtes ces pillards ! Ils ne l’avaient pas tuée. Ils avaient voulu tout savoir. Et ils avaient tout su. À quoi bon se taire ? Elle avait tout dit à un Anglais. Ce qui n’avait pas empêché les voleurs de la tabasser. Des tabassages en règle. La rouquine avait hurlé et supplié en gaélique et en anglais. Une vengeance pour les tués, disaient-ils ! Régulièrement, pendant deux jours au moins, ils l’avaient frappée. Aylin n’en était pas certaine, mais deux jours lui paraissaient juste. Son poignet mordu et blessé s’était fracturé sous une lourde botte. Ils l’avaient mise nue très vite. Étrangement, ils ne l’avaient pas violée. Puis, ils l’avaient enfermée. D’abord, elle avait refusé de se nourrir. Ils l’avaient enchaînée et battue. Longtemps. Et puis elle avait mangé. Une épaisse bouillie étrangement goûteuse, servie dans une écuelle de bois. Du pain. Deux bols d’eau par jour.
    
    Les autres voleurs étaient revenus du ravitaillement en eau, et à partir de ce moment, Aylin avait appris des choses. Il y avait des pigeons voyageurs. Elle avait affaire à des pillards très futés. Un chef prévoyant tout, ou peut-être omniscient. Un chef respecté. Très respecté. Était-ce la raison pour laquelle elle n’avait pas été violée ? Le chef de bande se réservait-il sa prise ? Il tenait à ce qu’on la traite correctement. Pourquoi ? Elle serait certainement vendue en esclave. Une Irlandaise, même âgée et en mauvais état valait un bon prix. C’était forcément l’idée de cet ignoble bâtard ! Pourquoi ...
    ... ne faisait-il rien ce chef si respecté ? S’il tenait à sa captive, il aurait pu réagir. Il devait savoir qu’elle vivait nue dans le froid, parmi ces porcs de pillards ? Aylin avait appris des choses et se posait des questions. Et cela en écoutant les conversations de deux bandits. Des Français. La voleuse avait été interrogée en arabe, et ne connaissait que peu de mots. Elle avait parlé en anglais. Elle n’avait jamais dit un mot de Français. Elle le parlait assez bien et le comprenait mieux encore. Les fumiers qui discutaient entre eux ne le savaient pas. Merci chère Églantine.
    
    Une nuit, l’anglais accompagné de trois autres pillards, dont les deux Français, avait ouvert la grille. Poignets aussitôt entravés, ils avaient traîné Aylin dans une enfilade de galeries. Puis ils l’avaient collée à genoux et s’étaient éloignés. Une à une, des torches étaient allumées et l’obscurité reculait lentement sous les lueurs vives. D’abord, la voleuse ne vit rien.
    
    — Si l’patron apprend ça, on est morts les gars !
    — Si tu fermes ta grande gueule, il n’en saura jamais rien, Jacques !
    
    Des coffrets, des coffres, des tapisseries roulées, des soieries qui brillaient sous les éclats des torches. Des objets de toutes sortes. Bibelots, statues, plats ou assiettes, des vases, des vêtements empilés en tas. L’anglais avait déposé un coffret aux genoux de l’Irlandaise. Il l’avait ouvert sous ses yeux. De l’or. Des pièces d’or. Du métal jaune qui étincelait. Les doigts du pillard dans l’or… Des ...
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