1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... feu ! Un couloir d’ombre épaisse en face. La rouquine bouge et vole vers le tunnel.
    
    Un autre pillard qui débouche de la galerie. Toujours en pleine course, l’Irlandaise se rue sur l’homme et le percute avec une force terrible. Détonation assourdissante très proche de l’oreille d’Aylin. Il l’a manquée. La rouquine à califourchon sur son adversaire trouve sa gorge. Gargouillis étranglés. Flot de sang sur sa main. Un autre mort.
    
    Tunnel noir et au bout, il y aura une vaste caverne. Les plans de Youssef Pouchah.
    
    Obscurité. Silence. Aylin avance lentement. Bottes frôlant le sol. Épaule épousant la paroi. Mains légèrement en avant du corps. Une dague se lance aussi. L’idée qu’elle n’a pas rechargé l’arbalète de poing. Une vague lumière au bout du couloir rocheux. Une cinquantaine de pas ? Ou un peu plus ?
    
    Des aboiements furieux ! De la rage ! Des chiens ! Bordel ! Des ombres rapides ! Des ombres hurlantes ! Galopades et aboiements furieux. Les dagues volent dans le noir. Jappements de douleur, couinements, grondements rauques. Des torches levées éclairent le couloir derrière les chiens. L’une des bêtes geint doucement à terre. Des voix masculines. Encore de l’arabe. Un choc rude bouscule la voleuse et elle est au sol sous le monstre resté vivant. Peur ! Panique ! Des yeux flamboyants de fureur. Gueule monstrueuse écumante. Une douleur sourde broie son poignet droit.
    
    — Calme-toi…
    
    Murmure écrasé, étouffé par les rugissements de la bête. Main gauche dans sa botte. ...
    ... Le couteau de lancer plonge, replonge. Hurlements aigus et le molosse lâche prise. Poids mort sur elle. Une torche au-dessus d’elle. Un lourd sabre qui s’abat…
    
    Trente-trois jours. Emprisonnée. La cavité de la caverne qui sert de prison est fermée par une lourde grille. Aylin n’est pas enchaînée. En haut, au plafond, une trouée dans le roc. À peine la largeur d’une main et la longueur d’un bras. Aylin a compté les lunes en regardant par l’ouverture. Chaque nuit, elle a pleuré. Sa cellule naturelle, munie d’une grille, est inviolable. Cinq pieds de longueur. Presque trois de large. La voleuse avait misé sur la chance. Elle avait perdu. Des hommes, oui, elle en serait venue à bout. En tout cas, elle en aurait tué encore quelques-uns. Pas des chiens comme ceux-là ! Cette ordure de marchand ne lui avait pas parlé des molosses. De véritables fauves. Youssef Pouchah était venu plusieurs fois au repaire. Il savait forcément pour les chiens. Ordure de marchand !
    
    — Fumier d’Arabe !
    
    L’Irlandaise avait craché par terre. Aylin détestait les marchands, et plus encore les Arabes. Comme elle détestait les Français, hormis sa chère Églantine. On ne pouvait pas se fier aux Arabes. Ils étaient partout chez eux ! Ils envahissaient lentement, mais sûrement, le continent. Ils chassaient de l’homme. Massacraient, pillaient et prenaient des hommes. Et plus encore de femmes. Des ordures d’esclavagistes ! Pire que les Français, qui eux au moins, s’en prenaient à un autre continent…
    
    Pas si ...
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