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Quarante voleurs
Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe
Tout d’abord, la chance lui avait souri… Très vite, elle avait découvert les premiers indices. Puis, la voleuse s’était attelée à la tâche. Une première piste, une autre, puis d’autres encore. Plus de neuf mois d’enquêtes, de pistes associées à des recherches, et enfin, intelligence, volonté et patience payaient. Enfin, la chasseresse débusquait sa première proie. Un marchand le plus souvent itinérant. Youssef Pouchah. Très vite encore, le gros homme mort de peur délivrait tout ce qu’il savait en pleurnichard affolé. Il donna même des plans, des croquis, et des notes manuscrites. Après quoi, la voleuse s’était contenté d’assommer Youssef Pouchah. Bâillon et liens en place, et le gros marchand était abandonné, ligoté et enfermé dans un cagibi de la petite échoppe qu’il tenait en ville. La rouquine savait qu’il n’y resterait pas longtemps. La femme prenait certes un gros risque, mais n’aimait pas tuer sans y être obligée. Encore que, elle serait peut-être morte avant le marchand. Les blancs du coin appelaient ce foutoir ensablé une ville. Quelques poignées de cahutes et de baraques, comme jetées au hasard sur les sables. Un magasin de ravitaillement, et un édifice de deux étages construit de bois, servant des alcools et des putains à qui en voulait. Sans oublier l’échoppe du gros Youssef Pouchah, rarement ouverte et donc inutile. Une sacrée ville en somme. Une ville où il faisait bon vivre. Aylin Temple était proche du but. Une ultime étape à franchir, et elle serait ...
... la voleuse la plus riche du continent. Ou une Irlandaise morte… Aylin avait laissé sa monture sans attache. C’était une brave bête, une monture courageuse, qu’elle montait depuis ces derniers mois. Un cheval était rare en ces contrées primitives. Ce qui était rare valait son prix, et cela, même si un pauvre chameau n’était pas donné. Tout était cher dans le nord de l’Afrique. Si elle ne revenait pas de sa petite excursion, autant que la jument puisse repartir. Sa monture retrouverait certainement le dernier amas de cabanes habitées, qu’elles avaient trouvé à une quinzaine de lieues à l’Est. Ou, de fortes chances existaient pour que l’une des fréquentes caravanes de passage recueille la jument. Si Aylin réussissait dans son projet, elle volerait l’un des chevaux des voleurs. La rouquine s’était enfoncée dans les terres. Ou plutôt dans des sables, qui la mèneraient au petit désert qui cernait le rocher. Elle serait seule en terres sauvages. Elle avait des outres d’eau pour quelques jours, quelques vivres, et ses armes. Aylin n’avait pris aucune arme à feu. Les quarante, eux, possédaient pistolets et fusils. Des atouts, certes, mais qui seraient inutiles pour une voleuse, dans ce genre d’entreprise. L’énorme rocher avait toujours été là. Beaucoup connaissaient son existence. Ce n’était pas un secret. Ensuite, les voleurs étaient venus. Une très grande bande. Une quarantaine de malfrats de toute provenance. Des Européens, des Arabes, des blancs, et des noirs. Des voleurs ...