1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... qui devait donner soif ! Trois vieux chariots brinquebalants et grinçants, de grands fûts de chêne. Une vingtaine par charrette. Des hommes. Huit hommes. Épées et pistolets à la taille. Des voix, des ordres et enfin, le départ. Un voyage pour la seule source d’eau potable assez proche, pour se ravitailler rapidement. Une piètre cascade à laquelle les courtes pluies avaient redonné vie. Une vie qui serait brève. Une source coulant paresseusement entre des roches grisâtres. Quelques buissons rabougris, et un palmier chétif et tordu. Un arbre qui forçait l’admiration. Aylin avait trouvé la source très rapidement grâce à ses cartes. La proximité du repaire des quarante la rendait dangereuse, mais ce point d’eau était connu. Les rares caravanes n’y passaient plus. Il y avait d’autres sources à l’Est. Mais pour ceux du rocher, cette source était capitale. Un appoint d’eau proche, facile d’accès et qui surtout, conforterait rapidement, leurs réserves venues d’ailleurs. Presque une aubaine pour ces pillards. Aylin avait parié sur le fait que les voleurs vivaient sur leurs acquis. Tranquilles, et certains d’être seuls maîtres de leur petit bout de désert. Cette source serait bien tentante ! Un plein d’eau vite fait, bien fait. Que craignaient-ils réellement ? Plus personne ne s’en prenait à eux depuis si longtemps. De plus, leurs espions les avertiraient en cas d’attaque prévue contre le repaire. Trois longues lieues dans le sable. Les voleurs avaient plusieurs fois tenté de ...
    ... tracer un chemin. En vain. Ici, les sables étaient rois. Au mieux, une journée et une nuit pour se ravitailler. Au mieux !
    
    Les chariots s’éloignaient. La voleuse ne savait pas si les deux pillards restés aux abords de la caverne étaient les derniers occupants des lieux. Mais elle en doutait fortement. Ils devraient être une douzaine à rester cloîtrés dans la grotte. Une explication énoncée par Youssef Pouchah. D’autres hommes étaient certainement restés sous la roche. La rouquine serait seule, mais elle serait une ombre. Ombre parmi les ombres. Vive, silencieuse, patiente et déterminée. Aylin savait qu’elle avait toutes ses chances.
    
    Les deux bandits restants à l’extérieur étaient rentrés. La masse taillée en un lourd cercle de pierre boucherait bientôt la seule issue possible pour accéder à son rêve. Un sourd grondement ! Elle y était ! L’ouverture de la caverne était ouverte, mais ne le resterait plus longtemps. Béante, sombre et menaçante. Une gueule noire qui allait la dévorer. La voleuse ferma les yeux et expira longuement. Sa chemise de toile noire collait à son corps, et moulait ses seins lourds. Aylin passa ses mains moites sur le cuir noir de ses pantalons. Elle transpirait sous la nervosité. Cela passerait. Elle serait vite plus calme. La rouquine vérifia que ses deux couteaux de lancer étaient bien en place, cachés dans les hautes bottes de cuir noir. Elle fixa son arbalète de poing à ses hanches et vérifia le nombre de petits carreaux. Douze ! Ses longues mains ...
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