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Quarante voleurs
Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe
... un peu fort, et une mâchoire un rien trop dure. Bouche large sensuelle. Fossette au menton. Aylin Temple était une belle femme. Elle aurait pu être somptueuse. Hormis les temps parisiens passés avec Églantine, point de vêtures féminines ni aucun fard. Tenues d’hommes. Chemises et pourpoints, pantalons et bottes. Aylin Temple pouvait être chaude comme braise, ou froide comme glace. Et ce, selon ses humeurs ou les circonstances. Personne ne savait qui était le chef des quarante. L’homme avait pourtant fait ses preuves. Intelligent, ingénieux, retors, très courageux et surtout discret. Discrétion et son point le plus fort. Aucune vantardise, jamais, et le secret autour de lui. Un maître voleur parmi les maîtres. L’homme n’avait jamais commis la moindre erreur. Jusqu’ici. Jusqu’à ce qu’Aylin Temple croise son chemin. L’impression de sûreté et de sécurité tuait l’aventurier comme le voleur. Oh oui ! Et ce chef de bande, si sûr de lui, allait le comprendre. Au tout début, la voleuse était restée sur place, surveillant les préparatifs de départ du gros Youssef Pouchah. Elle attendit patiemment, ne quittant que rarement la petite casemate qu’elle louait à un vieil homme, paysan et petit berger de quelques brebis et moutons. Puis le gros Youssef s’était volatilisé. Le marchand disparu devait certainement être très loin de l’Afrique, trop content que la mort qu’il avait croisée tienne sa promesse. La voleuse combattait son ennui en lisant, en échafaudant des plans pour son ...
... projet, ou en étudiant des cartes. De rares cartes imprécises. Elle imaginait des situations imprévues ou périlleuses, songeait et peaufinait des échappatoires. Les nuits, Aylin, entièrement nue, finissait par se tordre sous ses doigts durs. La tension de sa longue attente et ses frustrations se libéraient dans l’obscurité, lui apportant des désirs presque sauvages. Elle jouissait chaque nuit, parfois plusieurs fois d’affilée, se soulageant pleinement en mouillant ses mains et le vieux matelas de laine. Aylin jouissait sous des plaisirs primitifs, feulant comme une lionne en chaleur et finissant par crier dans la pénombre de sa tanière. Puis, un matin, Aylin sellait sa jument et prenait la direction de l’ouest. Près de trois longs mois étaient passés. Aylin avait attendu. Elle avait attendu, et attendu encore… Il le fallait. La légende disait que le trésor de la caverne était inestimable. Alors Aylin patientait. Là encore l’on pouvait parler de trésor. Un trésor de calme et de patience. La rouquine prenait son mal en patience en attendant que son plan puisse voir le jour. La voleuse attendait… Les pluies ! L’eau ! L’eau douce. L’eau potable ! Et cette ressource, la seule sur plus de trente lieues à la ronde, était primordiale pour le repaire des quarante. Aylin avait donc attendu. Patiente et confiante. Pour pleuvoir, on pouvait dire qu’il avait plu ! De quoi noyer le sable du petit désert qui protégeait le rocher. Un petit désert qui protégeait les quarante, certes, mais ...