1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... voleuse, alors qu’elle n’était encore qu’une gamine. Une orpheline recueillie par des paysans. Des gens durs et pauvres. Une orpheline battue, et exploitée, qui avait fini comme tant d’autres mômes. Livrée à elle-même, dans les rues crasseuses des pires quartiers de Dublin. À douze ans, Aylin Temple s’était rebellée. Le couple d’ordures avait décidé de prostituer leur petite larbine. Alors, Aylin avait tué l’homme, et regardé sa harpie d’épouse se carapater en hurlant. Aylin avait tué avec un vieux couteau de cuisine lourd et large. Après quoi, elle avait quitté la ferme délabrée.
    
    Des bandes, des voyous, des arrestations. Quelques voyages hors des villes pour se faire oublier.
    
    Puis toute une vie où la jeune femme ne volait plus uniquement pour manger. L’Irlande était pauvre, mais certains Irlandais étaient riches. Aylin détroussait les bourgeois, détournait les diligences, et pillait les marchands. Parce qu’elle l’avait décidé ainsi. C’était son travail. Sa spécialité. Et elle aimait cela.
    
    Aylin Temple s’était ainsi fait un nom. On la surnommait « La rouquine ».
    
    Les côtes anglaises derrière elle, Aylin Temple âgée de trente ans, entamait sa seconde vie. Le continent. La France. Voyages et bons coups vite gagnés. Sept hommes tués de ses mains. Richesses, profits et pertes. Ses frasques et petits exploits de voleuse étrangère au pays alimentaient nombre de conversations. Les autorités françaises exécraient la rouquine. Aylin Temple gagnait alors un autre nom de ...
    ... guerre. « L’Irlandaise ».
    
    Une vie amoureuse peu glorieuse. Quelques hommes, inintéressants au possible. Une ou deux femmes à peine plus agréables. Et Églantine ! Dix mois passés avec cette belle Française. Paris. Églantine était veuve, riche et intelligente. Et avec cette femme, la découverte du plaisir pour la rouquine. Un abus de plaisirs. Un festival de la jouissance.
    
    Puis l’Est. Allemagne, Autriche et Prusse. L’Italie ensuite. Et l’Espagne. Eduardo ! L’amour et la mort au bout.
    
    Aylin Temple, femme de quarante ans, savait qu’elle n’avait plus de temps à perdre. Ses aventures deviendraient vite difficiles, puis trop dangereuses et finiraient par certainement la tuer. En ce dix-huitième siècle, les choses allaient vite. Et toutes ces choses finiraient par la bousculer. Églantine parlait du siècle des Lumières. C’était une intellectuelle. L’année 1722, la lumière d’Églantine vacillait et s’éteignait. La médecine n’étant pas, l’une des lumières vantées par les intellectuels de ce siècle.
    
    Six pieds de haut, épaules larges, poitrine haute. Des seins lourds, mais fermes, et des hanches dures. Un ventre plat, des fesses bien tournées, musclées et portées par des jambes interminables. Crinière d’un roux flamboyant. Grands yeux gris nuancés d’éclats plus sombres, sous le coup de certaines émotions, et des cils roux épais. Un regard éclatant. Inquiétant, parfois. Une peau pâle de rousse. Des traits réguliers. Un visage teinté d’une légère touche de masculinité de par un nez ...
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