1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... qu’une simple trempette. Oh non ! Elle voulait la récurer de fond en comble. Comme on nettoie une marmite ! Et surtout, la jeune femme voulait couper les cheveux de la rouquine !
    
    — Ta tignasse est crasseuse, mais ça, ce n’est rien. Elle est infestée de vermine ! Et ça, ce n’est pas bon. Pas bon du tout, Aylin ! Oh non ! Et puis tu seras très belle. Et de toute façon, les cheveux, ça repousse ! C’est ainsi, Aylin…
    — Oui, Adila… Tu feras comme tu veux…
    
    L’endroit était une petite caverne à lui seul. Une vaste salle de pierre circulaire, au plafond de vingt pieds de hauteur. Des torches, mais également des lampes à huile. Ces lampes, nombreuses, suspendues ou disposées à des endroits précis, dispensaient une clarté proche d’un soleil de journée. Point de meubles, mais des fûts de toutes tailles et de tous diamètres. Certains faisaient office de tables, d’autres de chaises. Des tonneaux superposés, coupés en deux, et munis d’étagères devenaient des armoires. Des coffres et des coffrets. Plusieurs paillasses, encadrées de planches, donnaient un lit immense. Des coussins et des peaux en parures. Un endroit au fond de la grotte, dédié à la cuisine. Un âtre attenant à l’une des parois et un système d’évacuation des fumées, creusé dans le roc et donnant sur une galerie extérieure. Un coin chambrette. Assez proches du lit, des madriers vernis en foncé, disposés en un cercle d’une vingtaine de pieds de diamètre, tendaient de la toile d’une agréable couleur crémeuse. Une ...
    ... sorte de tente sans toit. Le coin toilette de la jeune femme. Tonneaux et fûts encore. Pour une table et une assise. Fût ouvert et rayonnages garnis de linges de toilette, d’éponges. Un large et haut coffre, lui aussi ouvert et agencé en desserte pour flacons, fioles ou pots de toutes formes. Plusieurs miroirs sur des fûts et une haute glace sur pied.
    
    Un baquet immense et profond. Aylin y tiendrait allongée. Assise, elle pouvait avoir de l’eau aux épaules, le baquet empli complètement. Au plafond, un réservoir d’eau. Un tuyau de cuivre reliait cuve et baquet.
    
    — Un clapet ouvre et ferme l’arrivée d’eau. Un autre clapet. Là, regarde ! Et l’eau salie du bain est vidée. Elle coule sur la pierre et file dans cette rigole. Après elle s’écoule ailleurs. Dans une galerie. C’est ainsi. Le fond du baquet est renforcé par une plaque de fonte. Dessous, un grand foyer. Des bûches et du feu. Il faut surveiller le feu évidemment. C’est le seul inconvénient. Ensuite, les braises, et l’eau du bain reste chaude des heures. Une idée d’Amir…
    — Ingénieux et impressionnant… L’eau fume ! Ça veut dire que le bain est prêt ?
    — Oui… Aldo l’a préparé pour toi. C’est ainsi.
    
    Adila avait eu une moue moqueuse en prononçant les deux derniers mots.
    
    — Je n’oublierai pas de le remercier… Et toi, Adila ! Toi, je ne t’oublierai jamais, la belle… C’est ainsi !
    
    Le domaine d’Adila ! Le seul endroit du repaire avec les logements d’Amir à être clos par une lourde porte de bois massif munie de ...
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